Une question de droits
Legendary est arrivé à un accord avec les ayants-droits du cycle de Frank Herbert pour une adaptation ciné ou télévisée. Calmons-nous. Aucun projet n’a encore été mis sur les rails. Mais le rachat de ces droits n’est pas non plus anodin. Legendary pourrait ainsi garder la licence sous le coude pour plus tard. Le studio sait que la demande d’une nouvelle adaptation est grande.
Et si le projet est mis en branle, Thomas Tull, Mary Parent et Cale Boyter seront les producteurs. Brian Herbert, Kim Herbert et Byron Merritt seront eux les producteurs exécutifs.

Dune, plus qu’une saga, un monument
Dune de Frank Herbert, dont le premier volet littéraire a été publié en 1965, est un monument de la SF. La saga se classe parmi les meilleures œuvres du genre aux côtés de Fondation, Hypérion ou les œuvres de Dick.
Deux adaptations et demi ont déjà été faites du cycle. Une adaptation signée David Lynch (la plus connue) sortie en 1984. Une oeuvre imparfaite, mais empreinte d’une certaine beauté et d’une volonté du réalisateur de faire quelque chose de différent. En 2000, plusieurs téléfilms sont sortis. Plus fidèles, ils ont cependant mal vieillis et se montrent moins marquants.
Pourquoi deux et demi ? Car en 1975, Alejandro Jodorowsky avait commencé à travailler sur le sujet, mais son projet, trop ambitieux, fût jeté aux orties. Un documentaire nommé Jodorowsky’s Dune revenant sur l’aventure est d’ailleurs sorti il y a peu.
Mais réaliser un nouveau Dune, c’est une bonne idée ? Tout dépend de la chose. En effet, le film ne pourra pas se contenter d’être un produit dicté par les envies du studio. Pour marquer les esprits, il faudrait qu’un réalisateur talentueux s’empare du sujet et puisse s’exprimer au travers. Dune n’est en effet pas une oeuvre lisse et chaque lecteur a sa propre interprétation de l’univers.
Qui, alors ? Le messie pourrait s’appeler Denis Villeneuve. Le réalisateur de Sicario et d’Arrival n’a jamais caché son amour pour l’oeuvre d’Herbert et a exprimé sa volonté de travailler sur le sujet.
Messieurs et mesdames de chez Legendary, vous savez ce qu’il vous reste à faire.
