Suspendre un immeuble à un astéroïde ? Tel est le projet fou imaginé par ces architectes

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Par Fabio le

Ne nous emballons pas cependant, comme le note Roland Lehoucq, chercheur au Laboratoire Cosmologie et Evolution des Galaxies, dans les colonnes de Sciences et Avenir, qui rapporte l’information, ce projet reste un défi intellectuel et ne trouve son intérêt que dans les questions de calcul académique qu’il pose.

Ce projet, quel est-il ? C’est celui de construire un immense immeuble qu’on suspendrait à un astéroïde en orbite autour de notre planète. Ce projet, c’est celui des architectes américains du cabinet Clouds AQ. Pour eux, manipuler un astéroïde sera à l’avenir quelque chose de tout à fait possible (en 2015, la NASA voulait en capturer un), et ouvrira donc de nouvelles perspectives : améliorer nos connaissances techniques, récupérer de nouvelles ressources, mais aussi imaginer des projets fous comme celui de se servir de ce corps céleste pour accrocher un immeuble.

Suspendu à plusieurs kilomètres au-dessus du sol

Sitôt l’astéroïde capturé et placé à une altitude de 50 000 kilomètres au-dessus de notre sol, reste à mettre en place le chantier qui verra la construction d’un immeuble de plusieurs centaines d’étages. Selon les architectes, des câbles de 36 000 kilomètres seront nécessaires ainsi que des grues suspendues pour assembler les étages. Pour des raisons de centre de gravité située en orbite géosynchrone, selon les architectes, l’astéroïde se déplacera au-dessus du sol et dessinera une figure en forme de 8. Cette figure, note Sciences et Avenir, est appelé « analemme ». Elle donnera d’ailleurs le nom à cet immeuble : « Analemma Tower ».

Les habitants, sans même s’en rendre compte, se déplaceront toute la journée de plusieurs milliers de kilomètres selon une boucle fermée, ce qui peut poser un certain nombre de problèmes quand on veut juste aller acheter un croissant à sa boulangerie préférée (surtout pour les résidents des derniers étages puisqu’ils culmineraient à 32 kilomètres au-dessus du sol). Le cabinet d’architecte mise sur des gares de transfert pour faire rentrer ou sortir des personnes ou des marchandises. Et pour l’électricité ? Des panneaux photovoltaïques. Quant à l’eau, elle serait recyclée et récupérée par la condensation des nuages.

Un projet impossible ces prochaines années

Si les architectes ont également parlé des contraintes qui pèseront sur la structure (dont le poids serait conséquent), en imaginant un dispositif mécanique électromagnétique pour se déplacer entre les étages, Roland Lehoucq confie à Sciences et Avenir que les contraintes sur le bâtiment seraient intenables du fait que le bas de l’immeuble orbiterait avec une période bien plus rapide que le haut. Sans parler des frottements sur les couches basses de l’atmosphère ou encore qu’une désorbitation mettrait en danger les populations sur la Terre.

Bref, c’est pas demain la veille qu’on verra un tel projet naître. En attendant, on peut toujours rêver un peu avec la présentation vidéo du projet.

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