Apple gagne son bras de fer judiciaire contre Samsung

Smartphone

Par Olivier le

Est-ce l’épilogue du feuilleton judiciaire entre Apple et Samsung ? Le dernier procès qui opposait les deux rivaux et partenaires s’est achevé, avec à la clé une lourde amende pour Samsung.

Depuis 2011, Apple s’oppose à Samsung dans les tribunaux pour des questions de brevets. Pour résumer ces longues années d’opposition, la justice américaine a convenu que Samsung avait bien enfreint plusieurs brevets appartenant à Apple, ceux-là même qui ont permis au constructeur californien de créer l’iPhone. Restait maintenant à déterminer le montant de l’amende à infliger à Samsung…

Saga de justice

Le premier procès, qui s’était déroulé en 2012, avait mis la barre très haut : un milliard de dollars. Samsung est parvenu à réduire cette amende de moitié par le jeu des appels et des nouveaux procès, mais le dernier en date a fixé le montant définitif que le groupe coréen devra verser à Apple. Le jury s’est mis d’accord sur une note de 539 millions de dollars. Samsung avait plaidé pour des dommages et intérêts de 28 millions seulement.

Parmi les inventions d’Apple « empruntées » par Samsung sur cinq de ses smartphones sortis entre 2010 et 2011, plusieurs aspects de l’interface de l’iPhone (comme la grille d’icônes de l’écran d’accueil) et des gestes imaginés par la société à la pomme. Samsung estimait que l’amende ne devait porter que sur ces brevets ; Apple juge que ces éléments font partie d’un tout : par conséquent, le copieur devait être condamné sur l’ensemble des revenus générés par les smartphones incriminés.

Le verdict a été salué par les avocats d’Apple. Le constructeur victorieux de ce bras de fer explique que cette plainte représentait plus qu’une simple question d’argent. « Nous croyons profondément dans les valeurs du design, et nos équipes travaillent d’arrache-pied pour créer des produits innovants pour satisfaire nos clients ». Du côté de Samsung, c’est évidemment la soupe à la grimace, et on annonce que « toutes les options » sont évaluées afin d’« obtenir un résultat qui n’entrave pas la créativité et la concurrence loyale pour toutes les entreprises et les consommateurs ».