Elon Musk veut noter les journalistes et les médias

Automobile

Par Olivier le

Elon Musk apprécie la couverture médiatique favorable qui entoure ses entreprises et ses intuitions, mais il n’aime pas du tout quand on dit du mal de ses produits. À tel point qu’il va lancer un site pour noter les journalistes et les médias !

Photo : OnInnovation (CC BY-ND 2.0)

Cette semaine, le patron de Tesla a commencé à rager sur un article paru sur le site Electrek. Celui-ci reprenait les propos d’un analyste concernant la couverture presse négative que subit actuellement la Model 3. Elon Musk s’est appuyé sur cet article pour pourfendre « l’hypocrisie » des « grands médias » qui entame leur crédibilité auprès du grand public.

Coup de sang et tweetstorm

Il ne s’est pas arrêté à ce coup de sang. Dans un tweetstorm, Elon Musk a expliqué que les journalistes étaient sous une « pression constante pour obtenir le maximum de clics » afin d’attirer la publicité, « ou sinon ils sont virés ». Selon le fondateur de Tesla — qui ne fait pas de publicité —, le problème repose sur les épaules de l’industrie des énergies fossile et des constructeurs automobiles traditionnels.

 

C’est pourquoi il est en train de mettre sur pied un site web qui permettra aux internautes de « noter la véracité des articles » et de mesurer le « score de crédibilité de chaque journaliste, éditeur et publication ». Il souhaitait appeler ce site « Pravda », mais en dehors du fait qu’il s’agisse du nom d’un journal russe existant, l’URL pravda.com appartient à un groupe de presse ukrainien. Finalement, ce nouveau site devrait être hébergé à l’adresse pravduh.com.

Cette nouvelle initiative soulève la controverse : est-ce le vote populaire qui doit déterminer la vérité d’un fait ? Quoi qu’il en soit, Elon Musk avait cette idée en tête de puis un moment : il avait enregistré l’entreprise Pravda Corp en octobre dernier.

En attendant l’ouverture de ce qui ressemble à un Yelp pour journalistes, Elon Musk poursuit ses attaques contre les médias qui sont méchants avec lui. L’entrepreneur vit très mal les articles négatifs, qui sont qualifiés de « fake news » même s’ils relatent, parfois, des vérités qui ne font pas forcément plaisir.