
Cette semaine, le patron de Tesla a commencé à rager sur un article paru sur le site Electrek. Celui-ci reprenait les propos d’un analyste concernant la couverture presse négative que subit actuellement la Model 3. Elon Musk s’est appuyé sur cet article pour pourfendre « l’hypocrisie » des « grands médias » qui entame leur crédibilité auprès du grand public.
Coup de sang et tweetstorm
Il ne s’est pas arrêté à ce coup de sang. Dans un tweetstorm, Elon Musk a expliqué que les journalistes étaient sous une « pression constante pour obtenir le maximum de clics » afin d’attirer la publicité, « ou sinon ils sont virés ». Selon le fondateur de Tesla — qui ne fait pas de publicité —, le problème repose sur les épaules de l’industrie des énergies fossile et des constructeurs automobiles traditionnels.
https://twitter.com/elonmusk/status/999367582271422464
C’est pourquoi il est en train de mettre sur pied un site web qui permettra aux internautes de « noter la véracité des articles » et de mesurer le « score de crédibilité de chaque journaliste, éditeur et publication ». Il souhaitait appeler ce site « Pravda », mais en dehors du fait qu’il s’agisse du nom d’un journal russe existant, l’URL pravda.com appartient à un groupe de presse ukrainien. Finalement, ce nouveau site devrait être hébergé à l’adresse pravduh.com.
Cette nouvelle initiative soulève la controverse : est-ce le vote populaire qui doit déterminer la vérité d’un fait ? Quoi qu’il en soit, Elon Musk avait cette idée en tête de puis un moment : il avait enregistré l’entreprise Pravda Corp en octobre dernier.
En attendant l’ouverture de ce qui ressemble à un Yelp pour journalistes, Elon Musk poursuit ses attaques contre les médias qui sont méchants avec lui. L’entrepreneur vit très mal les articles négatifs, qui sont qualifiés de « fake news » même s’ils relatent, parfois, des vérités qui ne font pas forcément plaisir.