Kim Dotcom pourra finalement être extradé aux États-Unis

Général

Par Jules le

La justice néo-zélandaise vient d’administrer un sacré revers de fortune au fondateur de Megaupload en autorisant son extradition vers le territoire de l’Oncle Sam.  

Crédit : Robert O’Neill via Wikimedia Commons

Le bras de fer avec la justice américaine pourrait bientôt prendre fin pour Kim Doctom. En sa défaveur qui plus est. En effet, la justice de Nouvelle-Zélande a confirmé le 5 juillet l’autorisation d’extrader le magnat du Web vers les États-Unis.

6 ans de lutte qui prennent fin

Il faut dire que les autorités américaines cherchent toujours à mettre la main sur le fondateur de Megaupload, qu’elles accusent d’avoir procédé à un pillage culturel massif sur la Toile. Lui et trois autres personnes sont ainsi soupçonnés d’avoir dégagé plus de 175 millions de dollars de bénéfices illégaux, tout en ayant causé la perte de plus de 500 millions de dollars aux ayants-droits des oeuvres piratées partagées sur feu Megaupload. Une fois sur le sol des États-Unis, Kim Schmitz, de son vrai nom, risque jusqu’à 20 ans de prison.

Le risque d’extradition est un spectre qui plane sur Kim Dotcom depuis maintenant six ans. En janvier 2012, la police néo-zélandaise avait mené un impressionnant raid contre le manoir de l’entrepreneur, situé à Auckland. À la suite de quoi, deux jugements en première instance avaient autorisé l’extradition de Kim Dotcom et de ses trois coaccusés vers les États-Unis. Une décision qui est restée, jusqu’à aujourd’hui en suspens, puisque l’homme d’affaires et ses avocats ont saisi la cour d’appel de Wellington pour contester le verdict.

La Cour suprême comme dernier recours

Ce revirement est dû au fait que la cour d’appel juge que le dossier du FBI et du département américain de la justice est suffisamment solide. Les preuves dont disposent les autorités américaines « sont recevables de prime abord et viennent en soutien des allégations selon lesquelles les requérants ont conspiré et ont effectivement violé délibérément la législation sur les droits d’auteur à une échelle massive aux fins de gains commerciaux », estime la justice dans des propos rapportés par l’AFP.

Désormais, Kim Dotcom ne possède qu’un seul recours pour éviter une condamnation : saisir la Cour suprême. Lui et ses avocats devront cependant apporter les preuves irréfutables d’une irrégularité judiciaire. Une décision que confirme le magnat allemand.