La justice américaine autorise la distribution de modèles 3D d’armes

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Par Olivier le

Les États-Unis n’ont pas fini d’être intoxiqués par la culture des armes à feu. Il y a déjà un nombre considérable de flingues en tout genre qui circulent dans le pays, et la dernière décision de la justice américaine ne va certainement rien faire pour apaiser les esprits.

La justice américaine a en effet autorisé la distribution de modèles d’armes à feu à imprimer en 3D. Cody Wilson, un libertarien de 25 ans, a remporté sa bataille judiciaire entamée en 2013, alors que le personnage avait mis en ligne les plans du Liberator, le premier pistolet fonctionnel à réaliser avec une imprimante 3D : il s’agissait d’une reproduction d’un colt 45 en plastique ABS (seul le percuteur était en métal afin que l’appareil reste détectable dans les aéroports, entre autres).

La justice met la liberté d’expression en balance

Les plans 3D ont été un temps disponibles sur le site Defense Distributed. Les autorités américaines ont rapidement mis le holà à l’affaire… même si le modèle a été téléchargé à 100.000 copies. Cody Wilson a ensuite ferraillé devant les tribunaux, et en s’appuyant sur le premier amendement de la Constitution américaine — qui touche à la liberté d’expression –, il a finalement obtenu gain de cause. La justice interdit uniquement la vente des armes fabriquées de la sorte.

Rien n’empêche plus un individu de se procurer ces plans, d’imprimer les différentes pièces, puis d’assembler une arme à feu. Fort de cette victoire, Cody Wilson ne veut pas en rester là. Via son association, il veut maintenant numériser le plus grand nombre d’armes à feu afin d’alimenter ce qu’il a baptisé DEFCAD, sa plateforme de modèles 3D de flingues en tout genre.

« Je trouve que c’est vraiment une grande chose », dit Wilson à Wired. « Cela deviendra une partie irrévocable de la vie politique : les armes sont téléchargeables, et c’est ce que nous avons contribué à faire », poursuit-il. Son objectif est de prouver que le contrôle des armes est inutile puisqu’elles sont accessibles depuis internet. L’épidémie de tueries de masse aux États-Unis ne risque donc pas de se tarir.

Source: Wired