Momo, le challenge stupide sur WhatsApp qui a coûté la vie à une jeune fille

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Par Mathieu le

Momo, c’est un surnom courant, mais aussi le challenge idiot du moment qui sévit sur l’application WhatsApp.

Midori Hayashi et son oeuvre

« Je sais tout de toi !« 

Depuis plusieurs jours, on ne parle que de ça. Momo, c’est une créature absolument hideuse qui s’inspire d’une sculpture réalisée par Midori Hayashi, un artiste japonais. Et pour rentrer en contact avec elle, il suffit d’ajouter son numéro sur WhatsApp et d’attendre qu’elle vienne vous parler.

« Salut, je suis Momo ». Voilà le premier message que l’on est censé recevoir afin de rentrer dans le « challenge » du moment. C’est depuis le Japon qu’un utilisateur (ou un groupe de personnes) viendra vous expliquer qu’il « sait tout de vous ». Momo, un monstre sans paupières qui renvoie aux films d’horreur nippons avancera alors diverses informations sur vous, comme pour prouver qu’il en connait bien plus qu’on ne pourrait le penser (âge, date de naissance, adresse, numéro de téléphone, nom et prénom bien souvent). Bien évidemment, ces informations ont été récupérées sur les divers réseaux sociaux où vous avez laissé des traces. Par la suite, la créature virtuelle vous demande si « vous êtes prêt à continuer de jouer avec elle ». Et c’est là que le drame commence.

Momo va alors vous ordonner de réaliser deux consignes précises :

  • Ne jamais répondre deux fois de la même façon à une question
  • Exécuter l’ensemble de ses « caprices »
On est entré en contact avec Momo

Un challenge d’une grande idiotie

Le but, bien évidemment, est de terrifier les plus jeunes. « C’est une personne dérangée mentalement qui veut faire du mal à ceux qui sont faibles », peut-on lire sur Twitter. Le problème, c’est que Momo a réussi.  « Ce dimanche 29 juillet 2018, une fillette de 12 ans s’est pendue à un arbre situé dans la cour de la maison de sa famille », rapportent nos confrères du Buenos Aires Times. Et d’après l’enquête de la Police, l’enfant se serait suicidée sur demande de ce faux compte WhatsApp, probablement géré par un groupe de Japonais. « Plusieurs camarades de classe de la victime ont découvert la vidéo du suicide sur internet », peut-on notamment lire.

Néanmoins, il se pourrait que le compte Momo soit également celui d’une autre personne que « l’original » puisque nombreux sont ceux à se créer leur propre fausse identité pour « jouer » avec les plus jeunes. Ainsi, un jeune homme de 18 ans rencontré par la jeune fille sur les réseaux sociaux est également suspecté. À l’heure d’écrire cet article, nous avons tenté de rentrer en contact avec un de ces « Momo », probablement au Japon. Aucune réponse de sa part. Espérons que cette mode absurde ne fasse pas plus de victimes dans les jours à venir.