Affetto, l’enfant robot qui fait encore plus peur que The Grudge

Robots

Par Mathieu le

Les japonais vont parfois loin, très loin. Trois scientifiques de l’université d’Osaka ont récemment présenté Affetto, un petit garçon robot aux expressions plus vraies que nature. Et à regarder ces premières images, on hésite entre stupéfaction et panique.

Avant, il fallait regarder le film Ju-On et plus particulièrement le petit Toshio Saeki pour se faire peur. Bientôt, il y aura Affetto. Dans une vidéo postée sur YouTube la semaine dernière, les créateurs de ce robot-enfant ont prouvé qu’ils avaient particulièrement bien avancé dans leur expérience. Désormais, cette nouvelle version peut simuler de nombreuses émotions comme la joie, la surprise, la curiosité ou le dégoût. Pour parvenir à recréer cette palette d’émotions, les scientifiques ont permis à Affetto de bouger indépendamment son nez, ses yeux, sa bouche ainsi que sa tête.

Néanmoins, pour parvenir à de tels résultats, les scientifiques affirment avoir eu un peu de mal. « Les déformations de surface sont un problème majeur dans le contrôle de visages androïdes. Les mouvements de peau de leur visage génèrent de l’instabilité, et cela pose un gros souci avec le logiciel, auquel nous avons dû faire face. Nous avons donc dû penser à une meilleure façon de mesurer et contrôler ces mouvements » explique Minoru Asada, l’un des trois chercheurs ayant créé le robot.

Des émotions plus vraies que nature

Pour Affetto, les scientifiques japonais se sont résolus à créer une méthode leur permettant d’identifier et évaluer quantitativement les mouvements faciaux. Les écarts entre 116 points sur le visage du robot ont été mesurés pour chaque nouvelle expression. Par la suite, des retouches ont été faites pour rendre les émotions plus réalistes.

Les trois chercheurs de l’Université d’Osaka travaillent sur ce projet depuis sept ans et ont bien fait évoluer Affetto. La prochaine étape sera de créer un corps à ce robot puisqu’il ne possède actuellement qu’un visage. L’horreur ne fait donc que commencer.