Coronavirus : Facebook interdit la publicité et la vente de masques médicaux

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Par Julie Hay le

Le coronavirus n’est pas un sujet pris à la légère par Facebook et sa filiale Instagram. Le directeur de la publicité du groupe, annonce sur Twitter que les publicités de masques médicaux sont désormais bannies. Le Bon Coin a déjà annoncé avoir retiré toutes les annonces.

Pour endiguer la pénurie de masques de protection et médicaux, les réseaux sociaux prennent des dispositions. Les annonces pour des masques FFP2 fleurissent sur Facebook, Instagram, et même Le Bon Coin, et affichent le plus souvent des prix exorbitants. Un nouveau commerce qui pousse la firme de Zuckerberg et le site de vente d’occasion à interdire la mise en vente de ce type de produit. “Nous bannissons les publicités et les listes de sites d’achat des masques médicaux. Nous surveillons le COVID-19 de près et nous ferons les mises à jour nécessaires de notre règlement si nous voyons des gens essayer de tirer profit de cette urgence de santé publique” annonce Rob Leathern sur Twitter. Le directeur de la publicité fait appel aux utilisateurs pour signaler les annonces qui enfreignent la nouvelle politique Facebook et Instagram. La suppression se fera sur les prochains jours à en croire la déclaration de Leathern. Au moment où nous écrivons ces lignes, il est toujours possible de voir les annonces pour des masques et des gels hydroalcooliques sur les réseaux sociaux.

En France, Le Bon Coin a déjà adopté des mesures similaires en retirant de la vente tous les masques et de gels hydroalcoolique. Antoine Jouteau, directeur général, annonçait “Pour des raisons de sécurité sanitaire et face à une dérive spéculative déplorable, j’ai décidé lundi de faire retirer les annonces de masques déposées par les particuliers sur leboncoin. Nos équipes restent mobilisées.” Pour rappel, Emmanuel Macron a annoncé réquisitionner les stocks pour protéger les professionnels de santé et les Français atteints par le coronavirus. L’État a d’ailleurs limité à 3 euros le prix des 100 ml de gels hydroalcooliques et 5 euros les 300 ml. Ce décret vise à “protéger les consommateurs contre les risques induits pas une situation anormale du marché” selon la DGCCRF (répression des fraudes).

Source: Le Monde