Salto : le service de streaming français concurrent de Netflix repoussé à l’automne

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Par Olivier le

Nouveau coup dur pour Salto, la plateforme de vidéo à la demande sur abonnement des groupes TF1, France Télévisions et M6. L’épidémie de coronavirus force le service à repousser son ouverture.

Le parcours est décidément semé d’embûches pour Salto, annoncé il y a deux ans et qui tarde à venir chatouiller les géants du streaming. La version bêta devait ouvrir début juin avant le lancement commercial grand public en septembre. Mais la crise sanitaire actuelle oblige TF1, France Télévisions et M6, les créateurs de la plateforme, à repousser l’ouverture des portes à cet automne.

Gel des tournages

La raison est simple : les mesures de confinement qui permettent d’endiguer la propagation du coronavirus ont mis à l’arrêt la production audiovisuelle. En attendant que l’activité redémarre, et cela pourrait bien demander un certain temps, Salto ne peut pas compter sur les programmes originaux commandés pour son lancement.

Le service de streaming bénéficiera certes d’une grande partie des contenus des chaînes participantes, mais avec peu ou pas de contenus exclusifs, il sera très difficile de concurrencer Netflix, Disney+ ou Amazon Prime Video. Les géants américains, qui eux aussi souffrent des conséquences de l’arrêt de la production vidéo, ont multiplié les investissements de plusieurs milliards de dollars ces dernières années. Leurs catalogues sont plus fournis que celui de Salto.

Même si l’industrie parvient à rattraper une partie de son retard d’ici cet automne, Salto risque de se retrouver avec moins de programmes que prévu. Pour séduire les spectateurs malgré ce catalogue moins riche, la plateforme pourrait abaisser son prix : à l’origine, Thomas Follin, directeur général de Salto, évoquait un abonnement « entre 5 et moins de 10 euros ». Pourrait-il descendre à 2,99 euros ?