La sonde Solar Orbiter délivre ses premiers clichés du Soleil

Espace

Par Felix Gouty le

En partie financée par la France à travers l’Agence spatiale européenne, la sonde Solar Orbiter se situe à environ 77 millions de kilomètres de la surface du Soleil. Elle nous transmet aujourd’hui ses premiers clichés, comportant un phénomène inédit de « feux de camp » solaires.

Crédits : ESA.

Pendant que le monde était forcé de rester confiné, la sonde spatiale euro-américaine, Solar Orbiter, a entamé son voyage vers le Soleil. Elle rapporte aujourd’hui ses premiers clichés. Lancée le 10 février dernier depuis Cap Canaveral en Floride, elle a atteint son point de périhélie avec notre étoile – c’est-à-dire, pour un objet spatial, la position la plus proche avec une étoile autour de laquelle il est en orbite héliocentrique – aux environs du 15 juin. Solar Orbiter se situait alors à seulement 77 millions de kilomètres de la surface du Soleil. Durant sa mission à 1,5 milliards d’euros, elle devra s’en rapprocher encore davantage jusqu’à se positionner à 42 millions de kilomètres du Soleil (contre 149,5 millions de kilomètres pour la distance Soleil-Terre, à titre de comparaison). Le 30 mai, elle est parvenue à capturer de premières images (ci-dessus) du tumultueux bal gazeux dont notre étoile est le théâtre. Les clichés capturés par son capteur extrême d’ultraviolets (ou Extreme Violet Imager, EUI) montrent ce que l’Agence spatiale européenne (ESA) surnomment des « feux de camp ».  Il s’agit en réalité de perturbations du champ magnétique de la couronne solaire, causées par un relâchement important d’énergie et donc d’une production massive de chaleur.

Selon les premières hypothèses des scientifiques, ces « feux de camp » seraient des versions « allégées » des éruptions solaires, aujourd’hui bien connues des astrophysiciens. « Le Soleil a l’air silencieux à première vue mais quand on l’observe dans le détail, on aperçoit ces éruptions solaires miniatures partout à sa surface », souligne dans un communiqué de l’ESA David Berghams, chercheur à l’Observatoire royal de Belgique (ROB) et ingénieur derrière l’EUI qui a permis leur découverte. Ces « feux de camp » pourraient être aussi à l’origine d’un phénomène appelé « réchauffement de la couronne solaire » (ou « coronal heating » dans la langue de Shakespeare). « (Ils) semblent totalement insignifiants par eux-mêmes mais, additionner les uns aux autres, ils pourraient être la source majeure de réchauffement de la couronne solaire », explique Frédéric Auchère, chercheur à l’Institut d’astrophysique spatiale de France. A l’avenir, la sonde Solar Orbiter va tenté de mesurer le plus précisément possible la manifestation du vent solaire, un flot de particules chargées qui influence l’ensemble de notre système solaire.

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Source: ESA