Donald Trump boude TikTok et va sur une appli concurrente

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Par Julie Hay le

En guerre contre TikTok, Donald Trump vient de se créer un profil sur un réseau social concurrent : Triller. Il y partage des vidéos électorales, mais s’amuse aussi de son principal concurrent aux élections américaines. Sa première vidéo a déjà été vue plus de 590 000 fois.

Crédits : geralt / Pixabay.

Si TikTok n’obtient pas les grâces de Donald Trump, ce n’est pas vrai pour son concurrent direct Triller. Le président américain vient de se créer un profil sur le réseau social, encore assez anonyme pour le moment. C’est le New York Times qui a repéré ce nouveau compte, qui compte déjà 3,5 000 abonnés et plus de 590 000 vues pour sa première vidéo. “Le professionnel de la technologie” invite les utilisateurs de l’application à s’abonner pour suivre son actualité. Il y poste des vidéos courtes sur sa campagne et des moqueries sur son principal opposant aux élections américaines. Lancée en 2015, l’application propose de créer un clip vidéo grâce au montage automatisé de son interface. À l’instar de TikTok, elle met l’accent sur la musique mais permet aussi aux créateurs de publier différents contenus vidéo plus ou moins longs. Malgré ses 60 millions de téléchargements, l’application franco-américaine doit faire face à une rude concurrence, avec d’abord TikTok, mais aussi récemment la fonctionnalité d’Instagram : Reels.

Cette inscription intervient alors que le président américain se lance dans une guerre ouverte contre le réseau social chinois, TikTok. Vendredi, il a publié un décret donnant 90 jours à ByteDance pour vendre ou céder son activité TikTok aux États-Unis. Microsoft et Twitter sont d’ores et déjà très intéressés. La société fondée par Bill Gates a déclaré qu’il prévoyait de terminer les discussions “au plus tard le 15 septembre 2020”. Le sort de l’application chinoise sera donc scellé à l’automne. Sans rachat de la part d’une firme américaine, elle sera bannie des AppStore américains. La maison blanche soupçonne TikTok d’espionner les utilisateurs pour le compte de Pékin. La société chinoise nie jusqu’ici ce partage d’informations avec le gouvernement.