Apple s’éloigne de son sous-traitant Pegatron pour violation du droit du travail

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Par Victor le

Apple vient de suspendre ses commandes auprès de Pegatron, une entreprise taïwanaise spécialisée dans l’assemblage de pièces électroniques, car des irrégularités ont été constatées dans le cadre d’un programme étudiant.

Crédits : Markus Spiske – Pixabay

Comme chacun sait, la fabrication de produits Apple dans certains pays asiatiques permet à la firme de réduire ses coûts. Même si la marque à la pomme fait attention à son portefeuille, ça ne l’empêche cependant pas de garder un œil sur les règles du travail, y compris chez ses fournisseurs . En témoigne ce récent divorce (peut-être temporaire) entre Apple et Pegatron, une entreprise taïwanaise spécialisée dans la fabrication et l’assemblage des pièces électroniques d’appareils high-tech. S’inspirant probablement des Américains, les Taïwanais de Pegatron ont eux aussi délégué leur activité à l’étranger, non pas aux États-Unis, mais dans la Chine voisine.

Ces usines, qui produisent notamment certains derniers modèles d’iPhone 12, ont la fâcheuse habitude de faire travailler des étudiants un petit peu plus longtemps que les règles d’Apple le permettent. Qu’à cela ne tienne, Pegatron aurait falsifié des documents afin que ces étudiants puissent aussi travailler la nuit, effectuer des heures supplémentaires, ou encore faire des tâches qui n’ont rien à voir avec leurs études. En d’autres termes, des violations strictes du code de déontologie d’Apple. L’entreprise a immédiatement réagi en suspendant ses commandes auprès de Pegatron, en tout cas jusqu’à ce que la situation soit réglée.

Un coup dur pour l’entreprise taïwanaise qui a également réagi avec une vitesse fulgurante en licenciant les responsables des programmes étudiants et en se fendant d’un communiqué indiquant que les étudiants surexploités allaient bénéficier d’une compensation pour leur dur labeur. Apple n’est cependant pas encore convaincue. Ce n’est pas la première fois que Petragon est mise à cause pour avoir confondu des étudiants avec des travailleurs. En 2013, l’ONG China Labor Watch avait publié un rapport qui, dans les grandes lignes, portait déjà des accusations similaires.