Le Brexit pourrait favoriser la Chine et les États-Unis dans la course à l’IA

Avec le départ du Royaume-Uni de l’Union européenne, cette dernière devrait être encore moins compétitive en matière d’IA, tandis qu’elle était déjà en perte de vitesse face à la suprématie américaine sur ce secteur, et l’accélération brusque de la Chine.

Crédits : Yuyeung Lau via Unsplash

La course à l’intelligence artificielle se poursuit, et l’Europe s’éloigne toujours plus de la première place. Comme le note une étude de l’Information Technology and Innovation Foundation, le vieux continent continue de se faire distancer en matière de recherche et de déploiement de l’IA, composante pourtant clé d’une compétitivité économique future. En tête, les États-Unis continuent, année après année, de caracoler en tête du classement en matière d’IA, avec un score global de 44,6 points sur 100 (calculé via des indicateurs comme l’activité de recherche, sa qualité, l’investissement commercial, etc). Néanmoins, la suprématie américaine est de plus en plus menacée par la Chine, qui ne cesse d’investir dans ce domaine et de resserrer l’écart en se classant à la seconde place avec 32 points. « Le gouvernement chinois a fait de l’IA une priorité absolue et les résultats sont visibles », explique Daniel Castro, auteur principal de l’étude.

Enfin, l’Union européenne se classe troisième avec 23,3 points, notamment en raison d’un fort volume de publications de recherches sur l’IA et de sa qualité. Le vieux continent souffre néanmoins d’un manque d’investissement criant sur le secteur. Surtout, il se fait désormais distancer par la Chine en la matière, puisque cette dernière a publié 24 929 articles de recherche sur l’IA en 2018, contre 20 418 dans l’UE et seulement 16 233 aux États-Unis. « Les États-Unis et l’UE doivent prêter attention à ce que fait la Chine et y répondre, car les pays qui mènent le développement et l’utilisation de l’IA façonneront son avenir et amélioreront considérablement leur compétitivité économique, tandis que ceux qui prennent du retard risquent de perdre leur compétitivité dans des industries clés » met en garde Daniel Castro.

Aussi, comme le note cette étude, l’Union européenne pourrait accuser un retard supplémentaire dans la course à l’IA après le Brexit. En effet, le départ du Royaume-Uni de l’UE diminuerait encore davantage les capacités en matière d’IA sur le vieux continent, tandis que des entreprises britanniques recevaient près de 40% des contrats de l’UE sur ce secteur en 2019, et que cinq des 14 entreprises productrices de puces propulsées par l’IA sont basées outre-Manche.

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