Nintendo : l’Europe rejoint l’enquête concernant l’affaire du « Joy-Con Drift »

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Par Elisa Rahouadj le

L’enquête lancée par Que Choisir en septembre dernier prend une dimension européenne depuis que des associations ont pu récolter plus de 25 000 témoignages à travers l’Europe.

Crédits : kenyy via Pixabay

Lorsque Nintendo a sorti la Nintendo Switch, à la fois console portable et de salon, les utilisateurs se sont très vite plaints d’un défaut de fabrication concernant les manettes de la console. En effet, beaucoup ont remarqué que les Joy-Cons s’arrêtaient soudainement de fonctionner, leur personnage avançant tout seul, ou que les commandes étaient saccadées ou faussées. Environ 88% des personnes concernées ont témoigné avoir eu ce souci dans les deux ans suivant l’achat de la console ou des manettes en question. Certains en ont même fait l’expérience au bout de seulement quelques mois, voire quelques semaines.

Une enquête qui prend une dimension européenne

Défaut de production ou obsolescence programmée ? Nintendo tarde à adresser les détails de cette affaire, et cela devient de plus en plus problématique pour les consommateurs. Certains doivent racheter des manettes ou d’autres, depuis janvier 2020, les renvoient au service-après-vente de Nintendo et se les font remplacer ou changer. En effet, le problème est tellement connu chez Nintendo que le SAV accepte désormais de vous reprendre les Joy-Cons défectueux afin de vous les changer, et ce, même après dépassement de la période de garantie.

Cependant, même si l’argent n’était pas en cause, l’Europe ne peut pas accepter que ce défaut de réalisation produise autant de déchets électroniques. C’est pourquoi le Bureau Européen des Unions des Consommateurs s’est joint à la plainte contre Nintendo déposée par Que Choisir en septembre dernier et a déjà rassemblé plus de 25 000 témoignages à travers l’Europe. Les associations qui ont rejoint le mouvement expliquent aussi que la démarche de Nintendo n’est pas suffisante. Elles souhaitent que l’entreprise soit jugée pour « pratiques commerciales trompeuses, agressives et déloyales ».

Source: EnGadget