L’Europe se penche sur le monopole publicitaire de Google

politique

Par Remi Lou le

La Commission européenne vient d’ouvrir une enquête sur Google et ses pratiques en matière de publicité en ligne.

Google
© Solen Feyissa / Unsplash

Google a beau être connu pour son moteur de recherche et son système d’exploitation mobile, Android, l’entreprise tire principalement ses revenus d’un secteur : la publicité en ligne. Au total, 80% des 150 millions d’euros de chiffre d’affaires de Google provient de son activité publicitaire, qu’il s’agisse de ses annonces sur des sites web, de ses applications ou des publicités sur YouTube.

En proposant ses technologies aux plus grand nombre, comme Google Ad Manager ou Display & Video 360, la firme de Mountain View est aujourd’hui devenue absolument incontournable dans le paysage de la publicité en ligne. De là à exercer un monopole ?

L’UE s’en prend (encore) à Google

C’est la question à laquelle va tenter de répondre la Commission européenne, qui vient d’ouvrir une enquête visant à déterminer si Google exerce un abus de position dominante sur le marché de la publicité en ligne avec des pratiques anticoncurrentielles.

Soupçonnant Google d’avoir « enfreint les règles de l’UE en matière de concurrence en favorisant ses propres services », la Commission européenne va notamment chercher à voir à quel point Google peut imposer ses propres services publicitaires au détriment d’autres, et si les annonceurs ont nécessairement « l’obligation » de passer par les outils du californien.

L’autre versant de cette enquête, c’est la volonté de déterminer sur « Google fausse la concurrence en limitant l’accès de tiers aux données des utilisateurs à des fins publicitaires sur des sites web et des applications, tout en réservant ces données pour son propre usage. »

8 milliards d’euros d’amende depuis 2017

Ce n’est pas la première et probablement pas la dernière fois que Google se retrouve dans le viseur de l’Union européenne. Ces dernières années, la firme a déjà versé plus de huit milliards d’euros d’amendes dans différentes affaires antitrust. La plus importante concernait la domination de Google sur le marché du smartphone avec son système d’exploitation Android, ou encore son hégémonie avec sa plateforme de shopping.