La fermeture est proche pour de nombreux sites pornographiques… du moins, temporairement. Ce 28 décembre, le Conseil supérieur de l’audiovisuel devrait commencer à sévir et à mettre en place le blocage de certains sites suite à l’entrée en vigueur, le 7 octobre dernier, du décret relatif aux modalités de mise œuvre des mesures visant à protéger les mineurs contre l’accès à des sites diffusant un contenu pornographique.
Au début du mois de décembre, cinq sites pornographiques spécifiques ont été mis en demeure par le CSA : il s’agit de Pornhub, Tukif, Xhamster, Xvideos et Xnxx. À compter du 28 décembre, ces sites étaient priés de mettre en place un système de vérification de l’âge pour tous leurs utilisateurs. Cette date butoir est néanmoins compliquée à respecter, surtout au vu des difficultés que demande la vérification de l’identité.
Les données personnelles au cœur du problème
En effet, plusieurs méthodes peuvent être mises en place pour vérifier l’âge d’un utilisateur, mais très peu peuvent vérifier leur bonne foi. La première méthode est celle du tiers vérificateur Cela signifie que les sites peuvent sous-traiter la vérification d’identité auprès d’entreprises spécialisées dans ce domaine, et qui peuvent vous demander un scan de votre pièce d’identité, ou bien recouper les informations grâce aux réseaux sociaux, sur lesquels vous avez logiquement renseigné votre date de naissance.
Néanmoins, cela pose énormément de problème au niveau de la protection des données personnelles et cela ne prouve en rien que les pièces partagées avec les sites appartiennent bien au consommateur du contenu. D’autres solutions sont donc envisageables, comme celle de la blockchain, mais seront-elles mises en place pour cette date fatidique ?
Un blocage de ces sites plus qu’imminent
Pour le moment, tout laisse à croire que ces cinq sites privilégient encore la fenêtre pop-up demandant à la personne de cliquer sur un bouton qui “confirme” son âge. Cela implique donc que le CSA peut tout à fait demander aux fournisseurs d’accès internet de bloquer les sites en France, les rendant indisponibles le temps qu’une méthode efficace, et protectrice des données, ait été trouvée.