Si Tesla et Apple ont su passer entre les gouttes, ce sont bien les deux seules entreprises qui n’ont pas eu trop à souffrir de la pénurie actuelle de composants électroniques, qui s’accompagne de fortes frictions dans la logistique. Pour trouver les solutions à ces problèmes, il faut d’abord remonter à la source comme l’a fait le ministère américain du commerce dans une étude pointant trois difficultés principales.
La pandémie grippe le système mondial
La première, c’est que l’industrie automobile a commencé à acheter de plus en plus de semi-conducteurs : les constructeurs sont sous pression pour développer et produire des véhicules électriques qui sont plus des ordinateurs sur roue que des voitures au sens classique du terme. La demande est donc en forte hausse, mais pas que dans l’automobile, c’est le cas aussi bien sûr dans le secteur des technologies.
Deuxième problème : un des effets de la pandémie a été que les consommateurs enfermés chez eux ont multiplié les achats de produits électroniques, contribuant ainsi à une hausse très importante de la demande. Les ordinateurs, les tablettes, les consoles de jeux ont été très populaires en 2020, et cela ne s’est pas tellement calmé. L’épidémie est toujours très présente et les appels au télétravail obligent bon nombre de personnes à s’équiper.
Enfin, la troisième difficulté : cette demande des consommateurs entraîne logiquement une hausse significative des commandes de processeurs, des composants produits en Asie du Sud-Est dans leur majorité. Une zone du monde où le Covid-19 a provoqué de nombreuses fermetures intermittentes des lignes de production. La rupture de stock est proche, dans un contexte de consommation en surchauffe.
Le rapport, qui donne la parole à des acteurs de l’industrie, explique aussi que la pénurie de composants ne va pas disparaitre de si tôt, il est même probable qu’on doive encore vivre avec toute l’année.