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Pourquoi les États-Unis hésitent à fournir des drones kamikazes à l’Ukraine ?

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L’armée ukrainienne pourrait bientôt bénéficier d’un soutien militaire de taille, en profitant de drones autonomes capables de réaliser de petites frappes aériennes.

L’invasion de l’Ukraine par les forces armées russes continue, et les sanctions contre le Kremlin se multiplient. Après avoir apporté un soutien financier, commercial et politique au pays de Volodymyr Zelensky, l’Occident — et plus particulièrement les États-Unis pourraient franchir un nouveau cap, en déployant une nouvelle aide militaire dans le pays. Selon NBC News, l’armée ukrainienne serait en effet en passe d’ajouter un atout technologique de taille à son arsenal : les drones américains Switchblade, conçus par la firme AeroVironment. Leur particularité ? Ce sont des missiles furtifs, autonomes et kamikazes.

L’escalade militaire est-elle inévitable ?

Aucune décision n’a encore été prise par l’administration Biden. Le pays a pour le moment signé un plan de 12,4 milliards d’euros pour soutenir l’Ukraine sur le plan humanitaire, mais aussi militaire. Logique donc qu’il envisage de se délester de ce type d’arsenal. En réalité, l’Oncle Sam fournit déjà à l’Ukraine des milliers de missiles antichars Javelin ou de défenses sol-air Stinger. Autant de munitions qui permettent à Kyiv de résister face à l’envahisseur.

Les drones Switchblade constitueraient cependant un cap important dans la collaboration américano-ukrainienne. Ces petits drones kamikazes sont concrètement capables d’acheminer un puissant missile explosif vers sa cible grâce à son système de guidage intégré. Polyvalent, le modèle Switchblade 300 est ainsi capable de frapper avec précision des troupes au sol, tandis que le Switchblade 600 peut à lui seul annihiler un tank ou un poste d’artillerie. 

Outre son efficacité et son autonomie, l’un des grands avantages des Switchblade reste le prix : seulement 6000 dollars pièce estiment certains spécialistes. Une bonne affaire pour l’industrie militaire, généralement plus habituée aux arsenaux onéreux. Reste à savoir si AeroVironment, la société à l’origine de ce jouet explosif, sera capable de produire en urgence plusieurs centaines, voire milliers de drones s’ils lui étaient commandés.

Si les États-Unis accédaient finalement à la demande de Kyiv, cela marquerait une nette escalade des engagements de l’Occident dans les affrontements russes. Peut-être jusqu’à pousser le Kremlin à prendre des mesures encore plus fortes. Rappelons que depuis le début de l’invasion, Vladimir Poutine tente de convaincre la Chine de lui fournir des armements, et notamment des drones pour contrer le soutien de l’OTAN.

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