Netflix n’est pas au mieux de sa forme. Alors que la plateforme de Reed Hastings enregistre un ralentissement conséquent de sa croissance à l’internationale, elle semble désormais prête à faire de gros sacrifices pour sauver les meubles. Comme Disney+, elle envisage depuis quelques semaines de proposer un nouvel abonnement moins cher, financé en partie par de la publicité.
Ce mardi pourtant, Netflix a pris une lourde décision : face au départ inopiné de 200 000 abonnés ce premier trimestre 2022, le roi de la SVOD a annoncé le licenciement de 150 employés, pour la plupart basés aux États-Unis. 2% de son personnel, c’est beaucoup, surtout pour une entreprise qu’on pensait jusque-là en plein essor. Même en interne, la nouvelle semble avoir du mal à passer. Interrogé par l’AFP, un porte-parole de l’entreprise déclarait en début de semaine : “Ces changements sont principalement motivés par les besoins de l’entreprise plutôt que par les performances individuelles, ce qui les rend particulièrement difficiles”.
Netflix réduit ses dépenses
Si ce plan de licenciement sonne comme une mauvaise surprise, Netflix doit faire face à une concurrence de plus en plus rude. Fini l’époque où le N rouge était la seule plateforme à proposer de la SVOD par abonnement. L’arrivée de Prime Video, Disney+ et Apple TV+ a durablement fragilisé l’entreprise américaine, qui doit désormais se contenter d’une part de gâteau de plus en plus petite. La récente perte d’abonnés — la première depuis plus de dix ans — signe une nouvelle étape dans la guerre du streaming.
Même si Netflix compte encore 221,6 millions d’abonnés, la firme sait qu’elle va devoir redoubler d’efforts pour conserver sa place. Cela pourrait notamment passer par l’enrichissement d’un catalogue en berne ces derniers mois, le déploiement de son catalogue de jeux vidéo, mais aussi l’arrivée des évènements live sur la plateforme, qui entend désormais concurrencer Twitch et la télévision classique.