Passer au contenu

Pacte vert : c’est quoi cette mesure européenne qui interdit les voitures thermiques neuves ?

2 min
8 commentaires
Partagez

L’Europe a pris sa décision : les voitures thermiques neuves seront interdites à partir de 2035. Mais d’autres mesures viennent compléter ce pacte vert.

L’interdiction des voitures thermiques neuves semblait inévitable depuis déjà quelques années, elle a finalement été adoptée ce mercredi 8 juin au Parlement européen. Une décision historique, pendant laquelle les députés ont dû se prononcer sur les huit mesures du “paquet climat“, ce projet de l’Union européenne aussi appelé “ajustement à l’objectif 55“, qui entend réduire d’au moins 55% les émissions de gaz à effet de serre d’ici la prochaine décennie, tout en visant la neutralité carbone pour 2050.

Né à l’occasion de la COP15, le pacte vert européen (ou green deal) s’est concrétisé en 2019, avec la rédaction d’un paquet climat présenté par la Commission européenne en juillet dernier. Constitué de plusieurs décisions “tout à fait historiques” estimait l’eurodéputé Pascal Canfin au micro de Franceinfo, le pacte comporte 14 mesures, mais seules huit ont été soumises cette semaine au Parlement européen.

Plus de voitures thermiques neuves

Sans doute la mesure la plus clivante du pacte vert, l’interdiction de vendre des voitures thermiques neuves d’ici 2035 a finalement été actée par le Parlement cette semaine. L’échéance est fixée à l’horizon 2035 pour coïncider avec l’objectif neutralité carbone d’ici 2050. À l’heure où “une voiture roule en moyenne sur les routes européennes pendant quinze ans”, l’année 2035 sonne donc comme une première étape logique estime Pascal Canfin.

Sur ce point, les décisions européennes correspondent avec la direction prise par la plupart des constructeurs automobiles, qui ont pour beaucoup annoncé la fin de leur production thermique à l’horizon 2035.

Certaines mesures retoquées

En l’état, le texte prévoyait aussi l’élargissement du marché carbone européen, qui permet de mesurer et contrôler les émissions des industries et producteurs d’électricité. Le MACF (mécanisme d’ajustement des émissions carbone aux frontières) visait notamment à “empêcher les entreprises à déménager en dehors de l’Union européenne pour éviter des normes d’émissions plus strictes” détaille le Parlement européen dans un communiqué. À la surprise, générale, le projet a finalement été rejeté par l’UE, certains députés écologistes et socialistes notamment estimant les mesures “pas assez ambitieuses“.

Pour autant, les textes retoqués par le Parlement ne seront pas tout de suite enterrés. La réforme du marché carbone européen, le mécanisme d’ajustement des émissions carbone aux frontières et le fonds social pour le climat devront repasser en commission à l’automne prochain. De leur côté, les mesures adoptées doivent maintenant être adaptées à chaque législation nationale, pour une mise en application qui pourrait avoir lieu d’ici quelques mois chez les pays membres.

Articles sauvegardés