Voilà une date qui devrait être facile à retenir pour les habitants de l’Hexagone. Le 14 juillet prochain, l’Europe va décider du destin de la voiture thermique au sein des pays de l’Union.
Cela fait déjà un bon moment que les voitures thermiques n’ont plus vraiment le vent en poupe. En France, les mesures visant à les écarter peu à peu de la circulation se multiplient, à l’image de la vignette Crit-Air, les différents malus à la prime à la casse et, a contrario, les bonus écologiques attribués aux véhicules électriques.
Néanmoins, cette transition est globale et l’Union européenne souhaiterait en faire un projet commun. L’objectif serait de mettre en place un plan comportant plusieurs phases de restrictions, jusqu’à l’interdiction pure et simple de vente de véhicules thermiques sur le sol européen à compter de 2035. Les véhicules thermiques ne devraient pas être les seuls à tirer leur révérence. Au même moment, l’Europe envisagerait également d’interdire la vente de véhicules hybrides.
Mais si 14 ans nous séparent encore de l’échéance, l’étau devrait progressivement se resserrer sur la voiture à combustion interne, au moyen de normes CAFE (Corporate Average Fuel Economy), un seuil d’émissions à ne pas dépasser pour les constructeurs sous peine de sanctions.
La France va-t-elle prendre de l’avance ?
Dans l’Hexagone, certaines voix s’élèvent pour accélérer davantage ce calendrier. Si l’Assemblée Nationale avait envisagé l’horizon 2040, la CFDT et la Fondation Nicolas Hulot ambitionnent quant à eux d’interdire la vente de véhicules thermiques dès 2030 en France. Cité par automobile-propre, l’ancien ministre de l’Écologie expliquait que « dans le transport comme dans l’énergie, il n’y a pas de système parfait. Il y a des systèmes meilleurs », tout en expliquant qu’aujourd’hui, « un véhicule électrique, de sa fabrication jusqu’à sa disparition, c’est trois fois mieux en termes de pollution. »