Passer au contenu

L’Europe confirme la mort des voitures thermiques pour 2035

2 min
8 commentaires
Partagez

Le parlement européen a finalisé le processus d’adoption du texte qui doit maintenant être inscrit dans le droit français.

Il n’y aura pas de retour en arrière. Le parlement européen vient de voter le dernier texte obligeant les constructeurs automobiles à proposer des voitures neuves électriques dès 2035. Le scrutin a été remporté avec 340 voix pour et 279 contre. La mise en place d’une telle mesure doit permettre de baisser les émissions de gaz à effet de serre sur le vieux continent et ainsi tenir les engagements pris lors des accords de Paris en 2015.

Les voitures thermiques et hybrides seront donc interdites à la vente en 2035. Les modèles déjà présents sur le marché pourront toujours circuler jusqu’à la fin de leur cycle de vie. Une seule exception « l’amendement Ferrari » est faite à cette règle. Cette entorse bénéficie aux petits constructeurs, qui produisent moins de 10 000 voitures par an. Ils pourront continuer de produire toute l’année 2035. Pour les entreprises immatriculant moins de 1000 voitures, elles ne seront pas concernées par cette nouvelle réglementation.

Dans le détail, le texte prévoit notamment de revenir en détail, tous les deux ans à compter de 2025 sur les avancés effectués par les grands constructeurs pour une transition vers l’électrique. L’Union européenne rappelle qu’un tel changement est nécessaire dans la lutte contre le réchauffement climatique. Les émissions de gaz à effet de serre provoquées par le monde des transports représentent 25 % de la pollution totale en Europe.

Les constructeurs veulent une unité législative

La décision entérinée ce mardi du côté de Strasbourg n’a pas vraiment surpris les fabricants. L’Association des constructeurs automobiles européens se dit « prête à réagir ». Elle met en garde cependant sur les possibles dérives de la loi d’un pays à l’autre et demande une unité législative sur ce texte.

Comme toutes les directives européennes, le texte doit maintenant passer dans les mains des députés des 27 pays membres afin d’apporter quelques modifications mineures en fonction de la santé économique, sociale et démographique du pays. Si le fond restait le même dans tous les pays, de petites modifications pourraient créer des « brèches » permettant aux industriels de contourner les règles.

L’Europe pense déjà à la suite

De son côté, la Commission européenne, à l’origine de ce premier texte s’attaque désormais à un autre sujet en ce qui concerne la pollution liée aux transports. Elle prévoit de rédiger une directive obligeant les entreprises bénéficiant d’une flotte de faire, eux aussi, leur transition vers l’électrique.

Le calendrier retenu par Bruxelles serait selon les premières informations connu plus serré que pour le grand public. L’UE voudrait une mise en application de ce texte dès 2030. Selon les membres de la commission, un tel projet de loi pourrait permettre de booster le marché de l’électrique dans les prochaines années et ainsi permettre au grand public d’avoir des tarifs plus intéressants lors de sa bascule vers des voitures électriques à l’horizon 2040.

Articles sauvegardés