Inaugurée en fin d’année dernière, l’autoroute A79 est devenue la première en France à s’équiper de la technologie de péage en flux libre ou « free-flow ». Sans barrières ni guérites, ce système novateur repose sur la détection de l’immatriculation des véhicules grâce à des portiques équipés de caméras. Il permet aux usagers de la route de régler le péage sans avoir à s’arrêter, améliorant ainsi la fluidité du trafic. Cette initiative ne va pas sans rappeler les badges télépéages comme celui d’Ulys, Fulli ou Bip&Go.
Le montant du péage, qui ne devrait pas dépasser les 5 euros, est ensuite automatiquement débité via un boîtier de télépéage, une carte bancaire pré-enregistrée, une borne de paiement ou un paiement en ligne effectué dans un délai de 72 heures.
Gare à l’amende en cas de non-paiement
Cette avancée technologique a aussi été déployée par Vinci Autoroutes sur l’A10 à Tours Nord, ainsi que sur l’A837 à Tonnay Charente. Les usagers peuvent s’abonner à un service de télépéage ou s’enregistrer sur l’application mobile Ulys pour bénéficier de ce système innovant. Toutefois, pour accommoder les véhicules étrangers non enregistrés, certaines voies à barrière classique ont été conservées.
D’autres opérateurs d’autoroutes ont également adopté le système de free-flow. En 2019, la SANEF l’a instauré sur la sortie 38 de l’A4 en Moselle. L’expansion de ce système sur le territoire français ne fait que commencer. D’autres tronçons d’autoroutes sont en cours d’équipement, comme l’A13, l’A14, l’A69 et l’A40. En 2024, une portion de l’A13 Paris-Normandie sera aussi équipée du système de free-flow.
Le déploiement du système de flux libre soulève des questions légitimes quant à la protection des données personnelles. Toutefois, les automobilistes peuvent être rassurés : le free-flow respecte les normes du RGPD européen. La lecture des plaques d’immatriculation est effectuée uniquement à des fins de perception et de facturation du péage. Les usagers ont le droit d’accéder à leurs données et de les rectifier. Un Data Protection Office (DPO) et un référent RGPD veillent rigoureusement à la protection de ces informations.
En cas de non-paiement du péage dans le délai imparti, les automobilistes s’exposent à des sanctions financières. Les frais de péage seront sans indemnité si le paiement est effectué dans les 3 jours, mais cela peut monter jusqu’à une amende de 375 euros après 2 mois. En cas de récidive (6 amendes impayées sur une période de 12 mois), la contravention devient un délit d’habitude et le contrevenant encourt une amende de 7.500 euros.