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Élémentaire : le dernier Pixar évite l’échec commercial de peu

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Malgré son lancement catastrophique, le petit dernier du studio à la lampe a su doucement remonter la pente.

Le feu ça brûle, l’eau ça mouille et Pixar fait mouche. Loin d’être la meilleure production du studio, Élémentaire a tout de même su trouver son alchimie avec les spectateurs. Pourtant, la partie était loin d’être gagnée d’avance. Lors de son arrivée en salles en juin dernier, le long-métrage d’animation essuyait le pire lancement pour un Pixar avec seulement 29 millions de dollars pour son premier week-end de diffusion aux États-Unis. La catastrophe semblait annoncée, mais l’étincelle a fini par prendre les semaines suivantes.

L’arrivée des vacances d’été a été plus que propice pour cette aventure familiale. Après neuf semaines d’exploitation en salle, le film trône à 444 millions de dollars d’après Box Office Mojo. Ce score raisonnable mais en deçà des standards du studio lui offre (de justesse) la rentabilité estimée à 400 millions que personne ne semblait envisager. Élémentaire ne peut plus être qualifié de bide, mais fait tout de même pâle figure face aux recettes passées des productions Disney et Pixar.

Un intérêt en déclin et un manque de réaction

Il faut bien l’avouer : Élémentaire ne se mouille pas. Sans être ennuyeux, le scénario reste sur les sentiers (trop) battus du studio, allant jusqu’à puiser son inspiration dans des longs-métrages encore très récents. Cet ersatz de Zootopie et d’Alerte Rouge n’atteint pas l’excellence de ses modèles, une performance reflétée par les recettes en salles. Pourtant, il s’agit là de l’un des projets Pixar les plus onéreux.

Avec un budget de 200 millions de dollars, Élémentaire dépasse même les dépenses effectuées pour La Reine des Neiges 2 (150 millions), qui remportait quant à lui pas moins de 1,45 milliard de dollars au box-office. Du côté des productions maison, Coco avait su s’imposer en salle pour engranger 807 millions de dollars de recettes sur un budget de 175 millions. Le succès du petit dernier est donc timide et révélateur d’une tendance à la baisse chez Disney Pixar.

Après les échecs d’Indiana Jones et de La Petite Sirène, même les productions animées ne suffisent plus à attirer les spectateurs en salle. Le public est-il épuisé du manque de prise de risque des studios ? Disney devra impérativement se réinventer pour espérer maintenir sa place de choix dans l’industrie. Mais tandis que les grèves battent leur plein à Hollywood, les réactions des grands patrons laissent comprendre que la situation n’est pas près de changer. Les studios espèrent s’emparer de la puissance de l’IA, promettant un avenir où la culture sera toujours plus uniformisée.

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