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Malus sur les véhicules électriques trop lourds, la question se pose

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Le poids des voitures hybrides et électriques pourrait finalement coûter cher aux conducteurs… Le gouvernement envisage en effet de faire payer les propriétaires de ce type de véhicules en fonction de leur poids alors que seuls les modèles thermiques étaient concernés jusqu’à présent.

Le gouvernement aurait dans l’idée d’étendre le malus écologique basé sur le poids aux véhicules électriques et hybrides rechargeables. Cette annonce, faite par Clément Beaune, le ministre délégué chargé des Transports, est une nouvelle étape inattendue dans la politique fiscale liée à la transition écologique du pays. Alors que jusqu’à présent, seuls les véhicules thermiques étaient concernés, cette mesure pourrait être mise en place d’ici 2024 ou 2025. Les critères seraient également plus stricts que ceux en vigueur pour les véhicules à moteur thermique.

Des modèles populaires plus chers

La mise en place d’une telle taxe toucherait de nombreux modèles populaires. Parmi eux, la Tesla Model Y, qui devrait être sujette à une taxation de 1.090 euros en raison de son poids de 1.909 kg. Le Mercedes GLC 300de diesel hybride rechargeable serait également affecté avec un malus de 6.150 euros. Du côté de Volkswagen, le SUV ID.4 de 204 ch. serait taxé à hauteur de 3.240 euros. La version du Kia EV6 229ch Air Active 2WD serait soumise à une taxe de 1.850 euros, et le Skoda Enyaq iV Electrique 265ch Version 80x pourrait subir une taxe de 5.050 euros…

Depuis le 1er janvier 2022, la taxe au poids en France s’élève à 10 euros par kilo au-delà de 1.800 kg, avec un plafond à 50.000 euros ou 50 % du prix du véhicule. Par exemple, pour une voiture de 1.900 kg, le malus est de 1.000 euros, et pour une voiture de 2 tonnes, il serait de 2.000 euros.

Si l’objectif derrière cette mesure est de favoriser une transition écologique plus rapide, elle soulève néanmoins de sérieuses questions sur l’impact qu’elle pourrait avoir sur l’adoption de véhicules moins polluants par le grand public. En ajoutant un coût supplémentaire à l’achat de véhicules électriques et hybrides, le gouvernement prend le risque de freiner leur adoption.

Clément Beaune précise qu’un débat est ouvert sur cette question, ajoutant que la décision n’était pas encore prise. La mesure envisagée semble donc encore sujette à discussions au sein du gouvernement et pourrait faire l’objet de modifications avant sa mise en application. Cependant, elle ouvre un débat plus large sur la manière dont la fiscalité peut servir d’outil pour atteindre les objectifs environnementaux sans freiner l’innovation ou l’adoption de nouvelles technologies.

Si cette mesure était appliquée, elle affecterait plusieurs modèles de véhicules qui se vendent beaucoup et pourrait avoir un impact significatif sur le marché automobile français. Une taxe est-elle la meilleure idée pour promouvoir l’adoption de véhicules moins polluants ? Ou n’est-ce pas complètement improductif ?

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