Malgré l’inflation, l’électricité ne va pas augmenter tout de suite en France. Après une explosion des prix au cours des derniers mois, les fournisseurs viennent de tomber d’accord pour geler toute éventuelle augmentation supplémentaire. Une décision qui promet d’être appréciée chez les consommateurs et les consommatrices. Après une première augmentation de 4% en 2022, maintenue grâce au bouclier tarifaire, certains fournisseurs ont en effet vu leurs prix exploser, allant parfois jusqu’à tripler dans les cas les plus extrêmes.
Le bouclier tarifaire va disparaître
Depuis plus d’un an, le bouclier tarifaire sur l’électricité a permis de limiter l’augmentation des tarifs. Mais l’année prochaine approche, et les prix promettent déjà de décoller à l’approche de l’hiver. Privés de garde-fou, les consommateurs pourraient subir de plein fouet la hausse de leur facture. C’est en tout cas ce qu’a laissé entendre la Commission de régulation de l’énergie (CRE) lors d’une conférence de presse le 14 septembre dernier, en anticipant une augmentation de “10-20%, en gros“.
La présidente de la CRE Emmanuelle Wargon était ensuite revenue sur ses propos, en évoquant finalement une hausse de “10% maximum“. Un pourcentage que le ministre de l’Économie avait également confirmé au début du mois d’octobre.
Un prix de référence envisagé
Si le bouclier tarifaire est en passe de disparaître, c’est un autre dispositif qui promet de sécuriser le porte-monnaie des Françaises et des Français. Ce 14 novembre dernier, EDF et l’État ont annoncé la signature d’un accord sur un nouveau mécanisme de régulation des prix de l’électricité. Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition énergétique, et Luc Rémont, PDG d’EDF ont confirmé l’arrivée d’un nouveau système de régulation des prix, voué à remplacer l’Accès Régulé à l’Électricité Nucléaire Historique (Arenh), accessible à 70 euros le mégawattheure (MWh), avec un plafond à 110€/MWh. Alors que l’ancienne régulation ne portait que sur un tiers des tarifs finaux, “cette fois, l’accord va couvrir l’intégralité de la production nucléaire d’EDF“, et devrait donc se montrer plus intéressant.
Ces nouveaux tarifs devraient prochainement être fixés. En cas de flambée des prix, des aides devraient ainsi permettre d’éponger les dégâts, sans répercussion sur le contribuable. Reste que dans l’absolu, le dispositif envisagé par le gouvernement va surtout limiter les coûts, en augmentant les prix plus lentement que l’inflation le voudrait. Comme pour l’augmentation du Pass Navigo, il s’agit donc surtout d’un sursis temporaire avant l’inévitable hausse des prix, qui interviendra tôt ou tard.