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SpaceX : le méga-vaisseau d’Elon Musk explose en plein vol

En plein essai de vol, la fusée Starship a connu une journée mouvementée.

Starship n’est pas encore prêt à aller sur Mars. La méga fusée d’Elon Musk a connu un vol d’essai compliqué ce mardi 27 mai 2025. Alors qu’elle est parvenue à s’éjecter dans l’espace, le vaisseau a explosé en plein vol, avant sa redescente prévue sur Terre. Une série de déconvenues techniques sont mis en cause, après un décollage sans accroc de la base texane de Starbase.

Haute comme un immeuble de 40 étages, Starship est à ce jour la fusée la plus puissante jamais construite. L’enthousiasme était palpable chez les ingénieurs et les spectateurs, d’autant que le vaisseau a franchi une étape cruciale, en atteignant l’espace. Reste que l’euphorie a vite laissé place à la déception. Quelques minutes après le décollage, une fuite de carburant a provoqué la perte de contrôle du vaisseau, qui a explosé au-dessus de l’océan Indien, là où il devait initialement effectuer une descente contrôlée. SpaceX a évoqué un “désassemblage rapide non programmé“, l’euphémisme désormais célèbre d’Elon Musk pour désigner une explosion.

Un historique d’essais risqués

Ce neuvième vol d’essai s’inscrit dans une série de tests marqués par des incidents similaires. En janvier et mars 2025, les étages supérieurs de Starship avaient déjà explosé peu après le décollage, projetant des débris incandescents au-dessus des Caraïbes. Ces échecs, bien que spectaculaires, n’ont causé que des dégâts matériels minimes.

Pour ce dernier essai, SpaceX avait choisi de ne pas tenter la récupération du premier étage à l’aide de ses bras mécaniques, une manœuvre que l’entreprise est la seule à maîtriser. Le propulseur devait servir à des expériences ultérieures, visant à améliorer la performance et la fiabilité de l’ensemble.

Pourquoi ce n’est pas un problème ?

Malgré les millions de dollars mis sur la table à chaque tentative ratée, la philosophie de SpaceX repose sur une cadence élevée de tests grandeur nature, acceptant ouvertement les échecs comme des vecteurs d’apprentissage nécessaire. Cette approche, qui a fait la réputation de l’entreprise, suscite toutefois des critiques, notamment sur l’impact environnemental des lancements répétés près de zones protégées au Texas. Malgré ces revers, la Federal Aviation Administration (FAA) a récemment autorisé SpaceX à augmenter la fréquence des essais Starship, passant de 5 à 25 vols par an. Elon Musk a d’ailleurs promis que « les trois prochains vols » auraient lieu à un rythme d’environ un toutes les trois à quatre semaines.

Au-delà des défis techniques, Starship incarne la vision d’Elon Musk : permettre à l’humanité de coloniser Mars. Pour le fondateur de SpaceX, cette expansion multiplanétaire est une nécessité pour assurer la survie de l’espèce humaine en cas de crise sur Terre. Starship n’est d’ailleurs pas seulement destiné à Mars : une version modifiée du vaisseau doit également servir au programme Artemis de la NASA, qui vise le retour des Américains sur la Lune.

Un pari sur l’avenir

L’un des objectifs majeurs de SpaceX est de rendre Starship totalement réutilisable, afin de réduire drastiquement les coûts et les ressources nécessaires à l’accès à l’espace. Le neuvième vol devait permettre de tester cette capacité, mais l’explosion du propulseur, rappelle la complexité de cette ambition. Reste que chaque essai de Starship, même manqué, permet à SpaceX d’affiner sa technologie et de se rapprocher de son objectif ultime.

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Source : 20 minutes

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