La 2G, c’est (presque) terminé. Le réseau cellulaire sera débranché d’ici la fin de l’année prochaine chez Orange. Et les autres opérateurs suivront dans la foulée. La France n’est pas en avance par rapport à d’autres pays qui ont déjà enterré la 2G, comme le Japon ou la Suisse. Il faut dire qu’il existe toujours des résistances.
La 2G ne répondra plus en 2026
La 2G demeure en effet toujours utilisée dans des feature phone, ces téléphones classiques d’avant l’avènement des smartphones. Pas besoin d’une 5G flambant neuve — avec laquelle ces appareils sont incompatibles, de toute manière — pour passer des appels vocaux ou envoyer des SMS. Mais c’est surtout dans l’industrie que la transition va être plus difficile.
Certaines entreprises continuent de s’appuyer sur la 2G pour contrôler des machines et pour échanger des données. Le réseau est particulièrement utilisé par les sociétés d’ascenseurs. Et pas question de reporter l’extinction de la 2G, assure à Clubic Anne-Flore Roger, la directrice technique des réseaux mobiles d’Orange France. L’opérateur a mis en place un soutien aux entreprises pour leur permettre d’évoluer, « au cas par cas ».
Elle rappelle aussi qu’Orange a prévenu bien en amont de la fin de la 2G, dès 2022. Autrement dit, les entreprises ont eu largement le temps de se préparer pour la suite. Mais évidemment, il y a toujours des retardataires. « Pour les clients grand public ou entreprises qui ont un téléphone 2G, il faut le remplacer par un mobile qui soit compatible 4G », explique Anne-Flore Roger. Plus facile à dire qu’à faire…
Les particuliers pourront obtenir un crédit reprise de leur téléphone, ou encore des remises pour acheter un nouveau modèle. Orange propose aussi des ateliers pour aider les clients à transférer leurs contacts et « faire de la pédagogie ».
« La 2G, c’est vraiment les premiers téléphones portables qu’on a eu dans les mains au début des années 90 », rappelle-t-elle. Et à l’époque, les préoccupations environnementales n’étaient pas vraiment au programme. L’Arcep a montré dans une étude qu’« entre 20 et 30% de la consommation énergétique des antennes mobiles sont dus à la 2G et à la 3G ». Retirer la 2G de l’équation — pour la 3G, ce sera en 2028 — est donc une bonne nouvelle pour le climat !
Et c’est tout aussi bon pour les opérateurs, qui vont voir là se dégager de nouvelles fréquences pour renforcer leurs réseaux 4G et 5G. « On va réutiliser le spectre avec des technologies 4G et 5G, ce qui va permettre d’améliorer la capacité de ces réseaux-là », confirme la dirigeante.
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