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La bande 6 GHz réservée aux réseaux mobiles ? L’Arcep livre sa conclusion

Entre le Wi-Fi et le réseau mobile, deux camps qui requièrent l’utilisation de la bande 6 GHz, la guerre fait rage.

Regarder une série, jouer en ligne sur PC ou console ou simplement être en télétravail : un grand nombre d’activités et de loisir requiert une connexion Internet, et une bonne. Les opérateurs œuvrent donc à proposer le meilleur débit à leurs clients.

Problème, la bande haute 6 GHz suscite autant l’intérêt des partisans du réseau mobile en raison de la montée en puissance de la 5G et de l’arrivée de la 6G que de ceux du Wi-Fi, le Wi-Fi 7 étant déployé et le Wi-Fi 8 en préparation. L’Arcep a commandé une étude pour trouver une solution et elle vient de livrer ses enseignements.

La bande 6 GHz indispensable pour désengorger les réseaux et la réduction de l’impact carbone ?

« Depuis 2015, la consommation moyenne de données mobiles par utilisateur en France métropolitaine a progressé de 530 Mo à 17 Go, soit une multiplication par 32 », constate l’Arcep. L’usage du haut de la bande 6 GHz par des réseaux Wi-Fi ou des réseaux cellulaires semble donc inéluctable pour répondre à la demande.

L’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse, bien consciente que les deux parties resteront campées sur leur position, a commandé une étude auprès du cabinet Analysys Mason sur plusieurs volets.

Les objectifs sont de simuler le volume de trafic selon différents cas d’usages, modéliser différents scénarios de déploiement de réseaux et évaluer l’impact carbone associé aux différents scenarii. La conclusion d’Analysys Mason est plus que limpide.

« L’impact du haut de la bande 6 GHz sur les réseaux mobiles est faible, voire nul, car le nombre de sites supplémentaires requis est très faible (au maximum trois sites mobiles par opérateur et par an), voire nul, quel que soit le scénario de réseaux. Les réseaux Wi-Fi ne requièrent pas de points d’accès supplémentaires en l’absence du haut de la bande 6 GHz. Pour les trois autres scénarios d’évolution de la demande, l’impact du haut de la bande 6 GHz sur les réseaux mobiles varie de faible à très significatif, en permettant d’économiser de 53 (pour le scénario d’évolution de la demande « médian » et pour le scénario à près de 4000 (pour le scénario d’évolution de la demande « usages disruptifs » et pour le scénario A) sites mobiles supplémentaires par opérateur et par an d’ici 2035. »

Il y a donc tout de même davantage d’intérêt à ce que la bande 6 GHz revienne aux opérateurs mobiles. L’étude révèle également que l’intégration de la bande 6 GHz réduirait l’impact carbone de l’industrie sans apporter de véritable révolution.

En effet, 85 % des émissions proviennent du matériel utilisé, des smartphones aux PC en passant par les tablettes. Les discussions doivent maintenant se poursuivre entre les différents acteurs afin de trouver un terrain d’entente.

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