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Visiter l’Europe en train va devenir beaucoup plus simple

Le plan, porté par la Communauté européenne du rail et soutenu par la Commission européenne, promet de révolutionner les déplacements en Europe.

Pour convaincre les voyageurs européens de prendre le train plutôt que l’avion, tous les moyens sont bons. Le projet ferroviaire visant à connecter les principales capitales du continent par un réseau de trains à grande vitesse vient de démarrer, a annoncé le directeur exécutif de la CER (Communauté européenne du rail), Alberto Mazzola, en visite à Athènes pour la 8ᵉ conférence ITC2025 à nos confrères d’Euronews.

L’initiative vise à tripler la longueur du réseau ferroviaire à grande vitesse en Europe d’ici 2030, pour que, d’ici 25 ans, la majorité des trajets interurbainsen Europe puisse être effectués en train. Pour les voyageurs, c’est la promesse d’un voyage fluide et rapide entre les capitales comme Paris, Berlin, Madrid, Rome ou Bruxelles, avec des vitesses pouvant atteindre 300 à 400 km/h.

Plusieurs nouvelles lignes

Depuis 2018, plusieurs tronçons sont en construction ou en modernisation, comme la ligne Budapest – Belgrade, qui devrait rouvrir fin 2025 et permettre de réduire considérablement le temps de trajet entre ces deux capitales. Le projet comprend aussi le renforcement de l’offre estivale entre Marseille, Genève et Lausanne dès l’année prochaine. Plus largement, cette volonté de relier les capitales et grandes villes européennes inclut la construction d’environ 22 000 à 50 000 kilomètres de nouvelles voies d’ici à 2050. De quoi transformer le transport ferroviaire européen en un véritable métro continental, espère la CER, en reliant plus de 40 destinations majeures. À titre de comparaison, le réseau européen compte aujourd’hui 200 000 kilomètres de voies ferrées, dont 5 à 10% d’entre sont saturées.

De gros enjeux pour l’Europe

Outre la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la facilitation des déplacements entre les grandes villes de l’Union, le projet ambitionne aussi de remplir les objectifs de la stratégie Europe 2020 et du programme TEN-T pour une croissance verte, inclusive et connectée. L’adoption massive du train à grande vitesse pourrait ainsi entraîner une diminution progressive du trafic aérien court et moyen-courrier et réduire l’empreinte écologique du secteur transport, tout en désengorgeant les lignes saturées par les professionnels et les vacanciers.

À terme, la CER ambitionne de relier “toutes les grandes villes et agglomérations urbaines d’environ 250 000 habitants”, en créant une colonne vertébrale ferroviaire, reliant non seulement les capitales, mais aussi toutes les grandes villes situées à proximité de ces axes. Coût total estimé de l’opération : 546 milliards d’euros, qui seront étalés sur 20 ans, et répartis entre les pays membres.

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