Les automobilistes américains qui lorgnaient sur une voiture électrique ne peuvent plus, depuis la semaine dernière, empocher une aide fédérale à l’achat. Ce crédit d’impôt de 7 500 $ permettait de s’offrir à moindre prix un modèle moins polluant que les voitures thermiques, et de participer à l’effort dans la transition des énergies fossiles vers les énergies durables.
Des Tesla sous les 40 000 $, mais à quel prix ?
De retour au pouvoir, Donald Trump a balayé ce coup de pouce d’un revers de la main qui profitait pourtant à Tesla au premier chef : Elon Musk, un de ses principaux conseillers à l’époque où ils n’étaient pas encore brouillés, a certainement dû lui dire. Quoi qu’il en soit, cet arrêt du crédit pose un gros souci à l’industrie automobile électrique qui doit trouver des moyens de compenser pour continuer à vendre des voitures, tout en s’adaptant à une donne politique extrêmement compliquée — en partie à cause des taxes douanières imposées par… Donald Trump, là encore.
C’est dans ce contexte que Tesla vient de lancer deux modèles sous les 40 000 $ : le Model Y débute désormais à 39 990 $, le Model 3 démarre à 36 990 $. Il ne s’agit pas de réelles nouveautés à proprement parler. Le constructeur s’est contenté de retirer plusieurs fonctionnalités : plus de toit panoramique sur le Model Y, plus de volant à réglage électrique ni de sièges en cuir, des rangées arrière non chauffantes, un système audio simplifié et une autonomie légèrement réduite (257 km contre 292 km). Le Model 3 conserve le toit en verre, mais perd son écran d’infodivertissement à l’arrière et d’autres éléments de confort.
Qu’on se rassure, Elon Musk continue d’imposer à tous sa marotte du moment : ces versions conservent l’intégration avec Grok, le chatbot d’IA développé par xAI, et — plus important —, ces modèles restent compatibles avec la recharge rapide en 15 minutes. Bref, c’est davantage un coup marketing qu’un nouveau pas vers la désormais mythique voiture à 25 000 $ qu’Elon Musk promet depuis quasiment vingt ans.
L’annonce intervient en tout cas à un moment extrêmement délicat pour Tesla, aux États-Unis comme ailleurs dans le monde. L’entreprise a certes enregistré des livraisons record au dernier trimestre (près de 500 000 unités, soit 7,4 % de plus qu’il y a un an). Mais c’était largement le fait de l’ultime poussée du crédit d’impôt. Il sera bien plus difficile de faire aussi bien cet automne, ce d’autant que même avec ces nouveaux tarifs, les Model 3 et Model Y demeurent plus chers qu’avant l’aide fédérale.
🟣 Pour ne manquer aucune news sur le Journal du Geek, suivez-nous sur Google et sur notre canal WhatsApp. Et si vous nous adorez, on a une newsletter tous les matins.