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Duracell lance son propre réseau de stations de recharge

Le spécialiste américain des piles se lance dans la recharge ultra-rapide pour voitures électriques au Royaume-Uni. Avec un investissement de plus de 230 millions d’euros sur dix ans, le réseau Duracell E-Charge veut électrifier la perfide Albion.

Duracell, c’est ce lapin mascotte qui promettait des piles « qui durent, qui durent… ». Désormais, la marque américaine veut aussi recharger les voitures électriques. Son nouveau projet, Duracell E-Charge, verra le jour dès cette année au Royaume-Uni, un premier terrain d’expérimentation avant un possible déploiement ailleurs.

De la pile au plein de la voiture

Le plan est ambitieux : l’équivalent de 230 millions d’euros investis sur dix ans, une centaine de stations et plus de 500 points de charge d’ici 2030. La marque a confié l’exploitation du réseau à une nouvelle société baptisée Elektra Charge, tandis que la construction sera assurée par The EV Network, un spécialiste britannique déjà bien implanté dans le secteur.

« Le besoin de bornes plus rapides et plus fiables est évident », souligne Reza Shaybani, la patron de EV Network. Et avec l’interdiction des ventes de voitures essence et diesel qui pointe à l’horizon, le moment semble bien choisi pour se brancher sur cette tendance.

Les premières stations ouvriront l’an prochain, elles seront équipées de chargeurs ultra-rapides pouvant délivrer jusqu’à 400 kW. De quoi remettre une batterie d’aplomb en quelques minutes. L’idée est de simplifier au maximum la recharge, que ce soit via une application, une carte sans contact ou un branchement direct. Duracell promet aussi une expérience sans prise de tête : bornes bien signalées, interface claire, assistance 24 heures sur 24. Le tout dans des lieux stratégiques : le long des autoroutes, près des centres commerciaux ou aux portes des grandes villes.

« Recharger sa voiture doit être aussi simple que changer les piles de sa télécommande », plaisante Mark Bloxham, directeur de Duracell E-Charge. Une formule qui colle bien à l’ADN d’une marque connue pour ses campagnes à base de lapins infatigables. On aurait pu imaginer que Duracell teste son idée sur son propre terrain, aux États-Unis. Mais non, c’est le Royaume-Uni qui a été choisi. La raison ? Des politiques publiques plus stables et un marché jugé plus accueillant pour les opérateurs spécialisés dans la recharge.

Au-delà du symbole, ce lancement illustre aussi un mouvement plus large, celui des marques grand public qui investissent le marché de la mobilité propre. Après Shell ou BP, des acteurs inattendus comme Ikea, Starbucks ou maintenant Duracell cherchent à occuper le créneau de la recharge rapide, un service devenu aussi banal (et stratégique) qu’une station-service il y a trente ans.

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