La scène du contenu adulte en ligne a vécu un bouleversement majeur ces derniers mois. En France et dans plusieurs autres pays, les législations se durcissent autour de la pornographie en ligne. Pour protéger les mineurs d’une exposition à des contenus X, l’exécutif a mis en place une nouvelle règlementation strictes sur le contrôle de l’âge. Si l’interdiction de Pornhub et d’autres géants de la pornographie a eu pour effet de faire exploser le nombre d’abonnements VPN dans le pays, la situation a aussi porté un sacré coup à l’équilibre du marché.
Pornhub dégringole en France
Depuis le 15 juillet 2025, les internautes français sont privés d’accès à Pornhub, ainsi qu’à YouPorn et RedTube, tous appartenant au groupe Aylo, en raison de leur refus de se conformer aux nouvelles exigences françaises. Cette obligation, introduite par la loi du 21 mai 2024, vise à réduire l’exposition des mineurs aux contenus adultes, une priorité affichée par les autorités. Pourtant, les principaux concernés dénoncent une mesure liberticide et dangereuse, sur fond de protection de la vie privée et de liberté en ligne. Face à ces contraintes, Pornhub a choisi de suspendre volontairement son service en France.
Le retour de bâton ne s’est pas fait attendre. Le site le plus populaire du monde accuse une perte massive de trafic. Selon les chiffres Médiamétrie que nous avons consulté, Pornhub n’a généré que 8,2 millions de visiteurs en France entre août et septembre 2015. Soit une perte de 28%. Le premier site pour adulte de France dégringole sur la troisième marche du podium, juste derrière XHamster et XVideos
Le modèle français pourrait d’ailleurs ouvrir la voie à une harmonisation européenne des règles de protection des mineurs. En marge du Royaume-Uni, dont le Online Safety Act a lui aussi, porté un coup au marché du X, plusieurs pays comme l’Italie prévoient l’adoption de systèmes de vérification certifiés avant la fin de l’année. Une uniformisation qui s’inscrit dans la lignée du Digital Services Act, régulation européenne visant à encadrer l’accès et la modération des contenus en ligne.
Pas forcément une bonne nouvelle
Ce cadre strict provoque un paradoxe : en bloquant les grandes plateformes, certains utilisateurs (et notamment les mineurs) se tournent vers des sites plus confidentiels, toujours gratuits, mais à la modération souvent plus approximative. Ces plateformes alternatives, en dehors du contrôle réglementaire, sont autrement susceptibles de proposer des contenus plus extrêmes et dangereux, augmentant les risques pour la sécurité numérique des internautes, et particulièrement des jeunes.
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