En janvier 2021, sous la direction de Luca de Meo, le groupe Renault présente sa « renaulution ». Un plan en trois phases qui doit permettre au constructeur de se transformer. À l’horizon 2030, le constructeur veut atteindre 10 % de marge opérationnelle, 3 milliards de dollars de « cash flow » et une plus grande part de l’actionnariat salarié, avec une ambition de 10 % d’ici 2030.
Mais face à tant de promesses, toutes plus belles les unes que les autres, le losange jaune serait-il tombé de son nuage ? Selon une information révélée par nos confrères des Échos, le groupe Renault envisagerait sérieusement de relancer des voitures thermiques sur certains modèles.
Quelles sont les voitures concernées ?

Toujours selon les informations des Échos, quelques modèles seulement pourraient être concernés par ce retour en arrière. Renault ne devrait ainsi pas toucher à la Twingo, dont on attend une nouvelle version pour la fin d’année, ni au phénomène R5 E-tech, dont les ventes dépassent toutes les attentes.
Du côté de Renault, on miserait plutôt sur un retour en force de deux de ses best-sellers, la Mégane et le Scenic. Ces voitures qui ont fait l’image de la marque pendant des années pourraient revenir à une motorisation thermique dans les prochains mois. Il faut dire que les ventes de ces deux modèles ont toutes les peines du monde à prendre leur envol. Malgré le succès critique du Scenic, élue voiture de l’année en 2024, les clients ne se bousculent pas en concession.
En plus de cette motivation commerciale, les deux voitures « familiales » du groupe sont les seules à pouvoir prétendre à une version thermique. Les Twigno et autres R5 sont construites sur des plateformes exclusivement électriques. Impossible d’ajouter un réservoir et un moteur hybride sans recevoir entièrement le véhicule.
Une solution inédite ?
La question est maintenant de savoir comment Renault compte amener une motorisation thermique dans ses voitures électriques, sans remettre en question tout son engament. L’une des pistes évoquées par nos confrères des Échos serait alors l’utilisation d’un « prolongateur d’autonomie ».
Cette technologie, très en vogue en Chine, permet de faire gagner quelques centaines de kilomètres d’autonomie supplémentaire à une voiture électrique. Pour y arriver, un groupe électrogène est ajouté. Signe que cette idée est bien dans les plans de Renault, la coentreprise du constructeur français (et du géant chinois Geely) Horse propose depuis peu des voitures dotées de cette technologie.
Pour l’utilisateur l’arrivée de ces « prolongateurs d’autonomie » serait un vrai gain, l’autonomie étant l’un des freins numéro 1 à la voiture électrique en France. Pour l’heure toutes ces hypothèses restent à valider. En interne les choses sont loin d’être figées. Renault devrait donner la direction à suivre en mars prochain, lors de la présentation de son prochain « plan ».
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