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Shein : après Paris, voici les autres villes françaises qui accueilleront un magasin

Quelques jours après l’ouverture controversée d’un magasin Shein au BHV à Paris, la marque d’ultra fast-fashion prépare son arrivée dans plusieurs autres villes françaises.

Quelques jours après l’ouverture de son premier magasin physique et permanent à Paris, Shein se prépare à investir d’autres villes de l’Hexagone. L’annonce a été faite ce vendredi 7 novembre. Dès le 18 novembre prochain, des enseignes seront ouvertes au public à Dijon et Reims. Le 21 novembre, c’est à Grenoble que l’entreprise d’ultrafast-fashion posera ses valises. Tous les magasins seront proposés au sein de galeries détenus par la SGM (Société des Grands Magasins).

Toutes les structures, autrefois baptisées Galeries Lafayette, arboreront dès lors le nom du BHV.  Le groupe Galeries Lafayette a rompu son contrat avec la SGM ne souhaitant pas voir son nom associé à celui de Shein. À noter que des ouvertures sont prévues à Angers et Limoges. Aucune date précise n’a été communiquée, mais ces ouvertures devraient intervenir au début du mois de décembre, période charnière pour les acteurs du commerce.

Un lancement tourmenté

L’ouverture du premier magasin physique et permanent de Shein ne s’est pas faite sans encombre. Depuis l’annonce de l’arrivée de l’entreprise au BHV, le monde de la mode est vent debout. D’abord parce que Shein est l’emblème de l’ultrafast-fashion, dont l’impact écologique et les conditions de fabrication interrogent, mais aussi et surtout alors que le menace d’une suspension du site plane.

Le 5 novembre, le gouvernement Lecornu annonçait lancer une procédure de suspension du site après la découverte de poupées sexuelles enfantines dans le catalogue de Shein, via sa marketplace. La DGCCRF avait lancé l’alerte auprès du parquet de Paris. Dans son communiqué, la répression des fraudes évoquait des poupées de 80 centimètres à l’effigie de petites filles et à destination “des hommes solitaires”. Dans la foulée, un député de la Loire, Antoine Vermorel-Marques annonçait avoir effectué un autre signalement auprès de la procureure de Paris pour des armes de catégorie A.

Dans son communiqué, le gouvernement annonçait engager “la procédure de suspension de Shein, le temps nécessaire pour que la plateforme démontre aux pouvoirs publics que l’ensemble de ses contenus sont enfin en conformité avec nos lois et règlements”. La Commission européenne a aussi été saisie pour qu’une enquête sur les pratiques de la plateforme soit engagée. De son côté, Shein se disait prête à collaborer à “100% avec la justice”. La market place, lieu qui permet à des vendeurs tiers de proposés leurs produits, a été suspendue jusqu’à nouvel ordre.

Un blocage qui a permis au site d’échapper de peu à la suspension. Roland Lescure, ministre de l’Économie, affirme tout de même que les “procédures se poursuivent, l’arsenal continue de se déployer”. Il ajoutait samedi sur France Info : “Nous serons sans merci.  On va mobiliser l’Europe. La Commission a pris acte de notre mobilisation, mais on souhaite qu’une enquête soit ouverte parce que, au fond, les produits incriminés la semaine dernière étaient en vente aussi ailleurs en Europe”. 

8 000 clients dès le premier jour

Mais ces controverses n’ont visiblement pas entaché l’événement de lancement de la marque au BHV à Paris puisque la SGM annonce que 8 000 clients se sont rendus dans la boutique ce 5 novembre, date du lancement. Reste à voir maintenant si les prochaines ouvertures seront aussi tumultueuses. À Grenoble, le maire écologiste Eric Piolle a demandé à la Société des Grandes Magasins de “suspendre” l’arrivée de Shein dans l’attente de garanties sur le contrôle de la légalité des produits vendus par la marque rapporte 20 Minutes.

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Source : 20 Minutes

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