Lancée en mai 2024, la Renault R4 e-Tech est pour l’heure restée dans l’ombre de sa grande sœur, la R5 électrique, qui bat tous les records de popularité. Moins appréciée par le grand public, cette voiture imposante, au design hérité de la mythique R4, n’arrive pas à convaincre.
Pour cause, son autonomie est loin de répondre aux attentes des consommateurs. Renault en a conscience et ne s’en cache pas. Guillaume Sicard, directeur général de Renault France, le reconnaît lui-même : « pour un SUV polyvalent, les clients attendent plus ».
Le gros point noir avec cette voiture, c’est son autonomie. Avec des batteries de 40 kWh et 52 kWh. Elle ne dépasse pas les 400 kilomètres, mais dans sa configuration optimale. Face à des voitures thermiques avec une autonomie dépassant les 600 kilomètres, voire les 700 sur certains modèles, il n’y a pas débat.
Renault a une solution
Mais du côté du constructeur français, on ne baisse pas les bras, au contraire. Les ingénieurs de la marque travaillent sur une évolution majeure de la plateforme partagée par la R4 et la R5. Elle devrait arriver dans le courant de l’année 2026.
Avec cette évolution technique, le losange atteindrait les 500 kilomètres d’autonomie. Une barre symbolique qui donnerait un argument de vente en plus à ce SUV familial. C’est le minimum acceptable pour une voiture vendue neuve à un peu moins de 30 000 euros.
Malgré tout, la R4 électrique dispose de nombreux atouts. Pensée comme un SUV familial, parfait pour partir en vacances, la voiture est dotée d’un grand coffre de 420 L. Le confort à l’intérieur est plus que correct.
Mais ces qualités ne suffisent pour l’heure pas à dissiper les inquiétudes liées à l’autonomie. Et c’est bien là tout le paradoxe de la R4 e-Tech : une proposition séduisante sur le papier, avec un positionnement tarifaire agressif, une identité marquée et une habitabilité pensée pour les familles, mais qui peine à répondre à l’usage réel des conducteurs en 2025.
Les attentes ont évolué
Car si l’électrique séduit de plus en plus, les attentes des acheteurs ont évolué, et le compromis n’est plus aussi acceptable qu’auparavant. Le marché se durcit, la concurrence progresse, et face à des constructeurs capables de proposer des modèles dépassant largement les 450 km, Renault ne peut plus se permettre d’être « dans la moyenne ».
C’est d’autant plus vrai que les infrastructures de recharge, bien qu’en pleine croissance, ne permettent pas encore de voyager en totale sérénité sur tout le territoire. Un véhicule familial ne peut se résumer à un usage urbain : les vacances, les longs trajets et l’imprévu font partie du cahier des charges.
C’est pourquoi l’évolution prévue pour 2026 sera cruciale. Si Renault parvient à franchir ce cap technologique, la perception de la R4 pourrait radicalement changer. Avec une autonomie réelle avoisinant les 500 km, la voiture entrerait enfin dans la catégorie des véhicules électriques « sans compromis ». De quoi repositionner ce SUV comme une alternative sérieuse, et non plus seulement nostalgique, à la mobilité thermique.
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