C’est une idée géniale, si géniale qu’on se demande bien pourquoi personne ne l’a pas eue avant. Pour les lecteurs marathoniens, ceux qui dévorent un ouvrage par semaine en y consacrant plusieurs heures par jour, Kobo a récemment lancé un petit gadget qui connaît un vif succès. Depuis plusieurs semaines, la marque commercialise une télécommande pour ses liseuses. Jusqu’ici, rien de bien révolutionnaire, ce type de dispositif est partout sur les réseaux sociaux et surtout via le #booksta ou #booktok.
Sauf que cette fois-ci, le procédé repose non pas sur une pression sur l’écran, mais sur une connexion Bluetooth. Fini les mots rongés par la pince qui doit être disposée en haut de l’écran avec les télécommandes classiques, ici tout se fait depuis les paramètres de la liseuse. On l’a testé pendant plusieurs jours, et on est conquis. Si d’aucuns trouvent un tel accessoire… accessoire, il permet de survivre à des heures de lecture acharnée sans avoir à se retourner dans tous les sens afin de trouver la position la plus adaptée.
Comment ça marche ?
On le disait plus haut, la télécommande Kobo n’est pas une idée nouvelle. Sur les réseaux sociaux, les lecteurs et lectrices sont nombreux à partager la configuration de leur coin lecture et les télécommandes et bras télescopiques tiennent bonne place. Combinés, les deux dispositifs permettent de lire allonger, de s’éviter la fameuse chute sur le bout du nez après plusieurs heures et, surtout, de garder les mains bien au chaud en plein hiver.
En revanche, toutes les autres télécommandes qui nous ont été données de tester avait un gros désavantage. Elles sont livrées avec une pince qui doit se poser sur l’écran pour permettre à la magie d’opérer. Dans la plupart des cas, l’outil rogne certains mots. Alors, il est toujours possible de jouer avec les marges pour décaler le texte, mais il faut alors composer avec une mise en page pour le moins étrange.
Ici, tout se passe depuis les réglages de la liseuse. Pour configurer la télécommande, il suffit d’allumer le Bluetooth d’une liseuse compatible et le tour est joué. C’est un jeu d’enfant. Dès lors, vous pouvez poser votre appareil sur une table de chevet, la coupler à un bras pour lire allongé et même la disposer au-dessus de votre tête.

Est-ce que c’est vraiment utile ?
C’est la question qui a agité la rédaction du Journal du Geek à la réception du produit. Certains y voyaient la preuve que le monde de Wall-E n’était plus qu’à quelques années, tandis que d’autres se sont disputés pour obtenir ce test. L’autrice de ces lignes a remporté la bataille après une lutte acharnée. Alors, la télécommande Kobo ne va pas changer la vie de son ou sa propriétaire, qui pourrait tout aussi bien s’en passer et compter sur ses doigts pour naviguer de page en page.
En revanche, c’est un accessoire extrêmement plaisant pour celles et ceux qui peuvent passer des heures (journées?) entières à lire. C’est surtout vrai lorsque l’on dispose la liseuse sur une table de chevet et que l’on s’installe dans la position la plus confortable possible : allongé avec la couette jusqu’aux oreilles.
On apprécie aussi de pouvoir faire autre chose en lisant, sans être constamment perturbé par la nécessité de tourner les pages. En mangeant, par exemple, on peut disposer la liseuse devant soi grâce à une coque adaptée et presser le bouton tout en continuant à profiter de son repas. Les configurations sont multiples et permettent de réduire l’inconfort que l’on pourrait ressentir après plusieurs heures à porter une liseuse dont le format et le poids peuvent varier.
La seule ombre au tableau après quelques jours de test, le prix reste encore trop élevé pour séduire le grand public. Il faut compter 30 euros pour s’offrir la télécommande, contre moins d’une vingtaine d’euros pour la concurrence. Mais bon, ça fait un beau cadeau pour les dévoreurs de livres. Attention, elle est en rupture de stock pour le moment, mais de nouveaux arrivages sont prévus pour le mois de janvier prochain.
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