La question des débris et de la « surpopulation orbitale » est un sujet extrêmement sensible dans le monde spatial. En façade tous plaident la même cause : limiter autant que possible les lancements et mettre en place des solutions de désorbitation fiable pour éviter que des satellites en fin de mission continuent de polluer l’espace.
Mais la réalité est souvent bien loin de ces promesses. Les entreprises privées comme les pays envoient des satellites à tour de bras dans l’espace, sans se soucier (ou alors pas assez) des répercussions sur le long terme.
Les chiffres sont implacables. Le nombre d’objets en orbite explose ces dernières années. Avec lui, les risques d’incident augmentent de façon exponentielle. Jusqu’à présent les accidents étaient toujours évités de justesse, mais une première « victime d’un débris spatial » serait à déplorer dans notre orbite basse.
Starlink perd un élément
La constellation géante Starlink, qui compte 8000 satellites sur les 12 000 actifs en orbite, vient d’être touchée par une explosion. L’appareil 35956, qui évoluait alors à 418 kilomètres d’altitude, a soudainement cessé de répondre aux équipes de contrôle au sol.
Les équipes de Starlink disent avoir perdu tout contact avec l’appareil avant qu’il « n’explose » selon les propres mots de l’entreprise. L’hypothèse la plus probable est que le réservoir de propulsion, où se trouve le carburant, aurait été percé par un débris de petite taille, indétectable depuis le sol.
Le satellite, hors de contrôle, suit une trajectoire de rentrée. Il devrait se désintégrer dans l’atmosphère terrestre en quelques jours seulement, à cause des frottements de l’air. Il n’en restera plus rien, bien avant qu’il ne touche le sol.
Un incident « relativement mineur »
Malgré les conséquences terribles pour le satellite, cet accident reste qualifié de « mineur » par Starlink. L’entreprise assure que la perte d’appareils fait partie de son quotidien, notamment à cause des éruptions solaires (entraînant des tempêtes géomagnétiques fatales pour les satellites).
Cet incident relance néanmoins les débats autour de la congestion de l’orbite basse et les défis des autorités de contrôle au sol qui doivent avoir les yeux partout, tout le temps. Nous l’avons vu avec cet exemple, même sans erreur humaine, les collisions sont possibles.
Dans ce cas précis les conséquences de cette collision semblent très mesurées. Mais plusieurs experts alertent depuis des années sur le risque « d’effet domino » en orbite basse.
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