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Les “Epstein files” citent des figures de Rockstar Games : GTA 6 est sous pression

Les Epstein Files entachent le monde du jeu vidéo en citant une des figures les plus emblématiques de Rockstar North, à l’origine du développement de GTA 6.

Le nom de Jeffrey Epstein continue de hanter l’actualité internationale, bien au-delà de sa mort en 2019. Depuis plusieurs années, ceux qu’on appelle désormais les “Epstein files” dévoilent des témoignages, des courriels et des listes de noms cités dans le cadre des enquêtes liées à son réseau de trafic sexuel, opéré avec sa complice Ghislaine Maxwell. Il s’agit d’une série de documents judiciaires progressivement rendus publics par le département de la justice américain. Ces publications ne constituent pas en elles-mêmes des preuves de culpabilité, mais elles exposent des déclarations de victimes et des éléments versés dans des procédures en cours, souvent à titre de contexte ou de témoignage.

C’est dans ce cadre qu’un nouveau document de 62 pages a provoqué une onde de choc dans l’industrie du jeu vidéo. Sur l’une des pages figure le témoignage de Sarah Ransome, une victime reconnue du réseau Epstein-Maxwell, qui affirme avoir été agressée sexuellement en 2006 par Leslie Benzies, ancien président de Rockstar North et figure historique de la franchise GTA. Elle y évoque également Sam Houser, président actuel de Rockstar, qu’elle accuse d’avoir été au courant de la situation.

Rockstar Games sous le feu des projecteurs… pour les pires raisons

Les propos attribués à Sarah Ransome sont particulièrement explicites et ont immédiatement circulé sur les réseaux sociaux, déclenchant une vague de réactions parmi les joueurs et les observateurs de l’industrie. Il est important de rappeler que ces accusations apparaissent dans le cadre d’un témoignage personnel et ne s’accompagnent d’aucune décision judiciaire ou mise en examen à l’encontre des personnes nommées.

Le contexte rend néanmoins l’affaire d’autant plus sensible que Rockstar se trouve dans une période charnière. Le studio est actuellement sous le feu des projecteurs avec le développement de GTA 6, l’un des jeux les plus attendus de la décennie. Ce type de révélations, même non tranchées par la justice, a un impact immédiat sur l’image de l’entreprise et sur la perception du public.

Depuis plusieurs heures, de nombreux fans s’interrogent sur la manière dont ces accusations pourraient entacher la réputation du studio et, par extension, celle de GTA 6. Le jeu est déjà au centre d’un enthousiasme massif et se retrouve malgré lui associé à une controverse qui dépasse largement le cadre du divertissement. Pour certains, cela relance aussi les débats sur la culture interne de l’industrie, souvent critiquée pour ses problèmes de management, de crunch et masculinité toxique.

À l’heure où ces lignes sont écrites, ni Leslie Benzies, ni Sam Houser, ni Rockstar North ou Build a Rocket Boy, le studio fondé par Benzies après son départ de Rockstar en 2016, n’ont réagi publiquement à ces accusations. Reste désormais à voir si ces allégations donneront lieu à des suites judiciaires ou à des prises de position officielles.

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