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Les robotaxis arrivent en Europe : une première historique, surveillée de près

La firme Waymo, spécialistes dans les voitures autonomes et les robots taxis, s’apprêtent à lancer ses véhicules dans les rues de Londres.

Pendant longtemps, cette technologie était réservée aux films de science-fiction. Pourtant ils sont bien réels. Les robotaxis de la société américaine Waymo (filiale de la maison mère Alphabet, propriétaire de Google) arriveront dans quelques mois dans les rues londoniennes.

Déjà présente dans plusieurs villes de l’Ouest Américain (Phoenix, San Francisco et Los Angeles), les robotaxis Waymo se préparent à arpenter les rues de Londres. Une grande première sur le vieux continent. La capitale anglaise serait ainsi un laboratoire grandeur nature pour Waymo qui après une implantation réussie aux États-Unis, espère conquérir le marché européen.

Des taxis sans chauffeurs

À partir du mois de septembre, ces véhicules nouvelle génération prendront la route. Pour rappel, les voitures de la société Waymo avancent sans chauffeur, grâce à une myriade de capteurs et autres caméras.

Les robotaxis sont pensés pour réaliser des courses, amenant des utilisateurs d’un point A à un point B. Il n’est, pour l’heure, pas question de faire de ces voitures une solution quotidienne pour le grand public. Du côté des utilisateurs, vous pourrez commander un robotaxi via une application, comme un VTC traditionnel.

Une réglementation encore floue

Pour l’heure, l’arrivée de ces robotaxis se fait au conditionnel. Si Waymo communique sur un lancement pour la rentrée, la ville de Londres est bien plus discrète. C’était surtout la députée Lilian Greenwood, anciennement ministre des transports, qui portait le projet. Depuis son départ du gouvernement, ce dernier garde la même ligne politique « pro-innovation », mais avec beaucoup moins de ferveur. Le 10 Downing Street a néanmoins donné son feu vert pour une phase de test grandeur nature en avril prochain.

Ces promesses s’heurtent pour l’heure à un cadre légal strict. Le droit britannique ne permet pas à une voiture autonome sans conducteur (grade 4) de circuler. Le gouvernement avait promis une modification de la loi pour faire avancer les choses et laisser Waymo développer sa technologie, mais pour l’heure, les actes n’ont pas suivi les paroles.

Au delà de Londres et de Waymo, c’est toute l’Europe qui s’ouvre à la conduite autonome. Sur le continent, l’Union européenne réfléchit à un cadre législatif clair pour les constructeurs automobiles intéressés par la voiture de demain. Tesla, tête de proue de cette technologie, a déjà fait plusieurs appels du pied à Bruxelles, sans succès pour l’heure.

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