C’est l’un des éléments centraux de l’univers de Superman, de l’origine et de la nature de ses pouvoirs. Le soleil a une influence considérable sur le mythe du super-héros de chez DC Comics. Il est même indissociable de son évolution. Si James Gunn avait choisi, dans son film, de montrer les failles et les faiblesses de Superman autrement que par le biais de la kryptonite, Ana Nogueira a choisi une toute autre approche pour rendre Supergirl faillible et vulnérable.
Une approche encore plus comics accurate que celle de Gunn. Si Superman peut morfler parfois en combat, ce qui est le cas dans son film, ses pouvoirs sont altérés par le soleil. En fonction de la nature et de la couleur de ce dernier, ses capacités peuvent soit se révéler, soit s’estomper, s’amplifier à un niveau littéralement divin ou encore disparaître, voire même mettre en péril sa vie. Il y a plusieurs couleurs de soleil dans l’univers DC mais Supergirl ne s’intéresse finalement qu’à trois d’entre eux : le soleil jaune, le soleil rouge et le soleil vert.
Le jaune pour devenir surpuissant, le rouge pour devenir normal
Le soleil jaune est évidemment le plus intéressant de tous. C’est grâce à ce dernier que les pouvoirs des Kryptoniens se révèlent. Ce n’est pas pour rien que les parents de Clark l’ont envoyé sur Terre, qui est proche d’un soleil jaune et lui ont promis un destin de dieu sur notre planète. Cette réflexion est d’ailleurs partagée et adoptée en catastrophe par le père de Kara, quand ce qui reste de Krypton se meurt, rongé en son sein par la kryptonite. Si sur Krypton, les pouvoirs des uns et des autres ne se manifestent pas, c’est parce que la planète est entourée d’un soleil rouge.

Ce dernier annule les pouvoirs des Kryptoniens. Elle ne les tue pas. Elle les rend juste normaux. C’est notamment grâce à ce type de soleil que Kara peut ressentir les effets de certaines substances, comme celle de l’alcool. La cousine de Clark peut être saoule et s’offrir toutes les gueules de bois qu’elle souhaite, ce qui lui est impossible avec un soleil jaune, qui la rend indestructible et insensible aux maladies ou à tous effets liées à un liquide ou un gaz. Sauf si ce dernier contient ou est à base de kryptonite.
Le soleil vert tue et avec d’atroces souffrances
On en arrive au troisième soleil, le vert. Comme la kryptonite, qui partage la même couleur, ce type de soleil annule totalement les pouvoirs de Kara. Il a surtout la fâcheuse tendance à la contaminer et à lui infliger de sérieux dommages et de grosses douleurs. Si l’exposition longue à un soleil jaune renforce ses pouvoirs et guérit ses blessures, la même chose avec un soleil vert est littéralement synonyme d’une mort longue et douloureuse.
Le premier symptôme est une défaillance respiratoire sévère, comme le montre Kara durant le dernier tiers du film, lorsqu’elle échoue sur Barenton, une planète qui a la particularité d’avoir un soleil vert et un soleil rouge. D’ailleurs, dans les comics, cette planète a été crée et pensée spécialement pour neutraliser les pouvoirs de Superman.

D’autres soleils sont déjà apparus dans les comics DC : le blanc transforme les Kryptoniens en véritables dieux et leur offrent des pouvoirs plus puissants que le jaune (manipulation du temps, télékinésie, création d’objets faits d’énergie comme Green Lantern), le soleil orange réduit leurs pouvoirs de moitié, le bleu leur offre de tous nouveaux pouvoirs, comme celui d’offrir des pouvoirs aux gens… à voir si dans le DCU de James Gunn, ces autres couleurs de soleil feront leur apparition.
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