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Les gilets pare-balle vont connaître un changement majeur (et ça va sauver des vies)

Chercheurs et industriels misent désormais sur l’impression 3D pour révolutionner les modèles des gilets pare-balle.

En France comme ailleurs, le nombre de femmes engagées dans les forces de l’ordre est en hausse. Police, gendarmerie, armée, sécurité privée : leur présence a explosé ces dernières décennies, alors même que les équipements dédiés à leur sécurité n’ont pas évolué. Les gilets pare-balle notamment, restent calibrés sur une anatomie masculine. En plus de perdre en confort d’usage, ce manquement peut aussi se révéler dangereux sur le terrain.

Une protection pensée pour les hommes

Un gilet pare-balles classique repose sur des plaques rigides conçues pour épouser un torse plat. Sur une morphologie féminine, l’ajustement est loin d’être adapté. Les plaques bâillent, laissent des zones vulnérables, ou compriment là où il ne faut pas. Le constat est le même sur d’autres dispositifs, testés uniquement sur des hommes : ceintures de sécurité mal ajustées, outils dimensionnés pour des mains d’hommes, airbags… la majorité des équipements dits universels ont en réalité été calibrés sur un corps par défaut, presque toujours masculin.

L’impression 3D taille le gilet sur mesure

Le problème pourrait bientôt être réglé, grâce à l’impression 3D. En Allemagne, le géant de la défense Rheinmetall a développé des inserts balistiques imprimés en 3D spécialement adaptés au corps féminin, une première pour le marché. Techniquement, la même méthode permettrait d’aller jusqu’au sur-mesure intégral, une avancée notable dans la protection des forces de l’ordre.

La France n’est pas en reste. À Roubaix, les recherches menées à l’ENSAIT sur des tissus 3D ont donné naissance à un prototype de gilet taillé pour les morphologies dotées d’une poitrine. En plus de son faible coût d’impression, ce type de dispositif permet une personnalisation sur-mesure, allège les structures et améliore la ventilation. Un point loin d’être anecdotique quand on porte ce type d’équipement pendant de longues heures, sur des missions qui nécessitent d’être mobile.

Reste une inconnue de taille : l’industrialisation. Passer du prototype validé en laboratoire à une production en série, certifiée et abordable, n’a rien d’automatique. Les procédés sont coûteux, la certification balistique compliquée à obtenir, et les il faudra sans doute quelques années avant que l’ensemble des agents et des agentes soient équipés.

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