Dans la guerre que se livrent les plateformes de streaming, tout le monde y va de son petit truc en plus pour séduire davantage de monde. On sait que Prime Video, par exemple, a récemment agrandi son offre FAST et que du côté de Canal+, la formule Rat+ a fait son retour. Quant à Disney+ ? Elle s’est associée à ADN. Et Netflix dans tout ça ? Le service de SVoD numéro 1 du secteur a tout d’abord signé un deal avec TF1+ (pour le marché français évidemment) et maintenant, elle en remet une belle couche ! Une belle couche de quoi, ça par contre…
Nous sommes au printemps 2026 et tout est beau et doux au pays du N majuscule rouge. Les patrons ont fait les comptes et il se trouve que le chiffre d’affaires est en hausse et que le taux de désabonnement est parmi les plus bas du secteur. Bref, le service de SVoD domine toujours le marché et ce n’est pas près de changer.
Netflix souffre d’une peur de l’engagement
Sauf qu’il y a une petite épine dans le gros orteil de Netflix qui commence sérieusement à déranger. Un taux d’engagement de plus en plus faible. Pas de quoi tirer la sonnette d’alarme, mais, selon une source du Wall Street Journal, un sujet de crispation qui revient de plus en plus dans les réunions. Il faut dire qu’un taux d’engagement bas signifie que l’utilisateur ne passe pas énormément de temps sur les contenus de la plateforme, première étape avant un possible désabonnement.
Et puisqu’il n’est évidemment pas question de remettre en cause la qualité des programmes maison, de plus en plus faible (coucou Enola Holmes 3), on cherche d’autres solutions pour endiguer la chute avant que l’inquiétude ne se transforme en problème. Et pour cela, quoi de mieux que de regarder du côté de… Prime Video ?!
Il semblerait que Netflix envisage deux leviers pour provoquer l’engagement. Le premier serait d’ajouter des chaînes de diffusion en direct et en continu, autour de genres spécifiques. Un peu comme la plateforme d’Amazon avec son FAST. La seconde, la possibilité d’intégrer d’autres services de streaming par abonnement, directement accessible via Netflix. Oui, exactement comme Prime Video et sa multitude d’offres tierces.
Netflix se transforme lentement, mais sûrement
Si vous nous posez la question, et parce qu’on a déjà fait un classement de ce genre, si vous nous demandiez ce qui fait le charme de Netflix aujourd’hui et pas de Prime Video, c’est la simplicité d’utilisation. Ça a toujours été l’un des attraits principaux du N rouge, son expérience utilisateur, là où son concurrent est un bazar sans nom avec son nombre ahurissant d’achats “optionnels” dès qu’on allume la chose. Du coup, on ne cache pas avoir méchamment peur de la tête que pourrait avoir l’interface Netflix avec ce genre de “projet Prime Video”.
Ces idées sont un peu l’arbre qui cache la forêt du côté de Netflix où on a le sentiment qu’il plane comme un parfum d’urgence pour interrompre une lente mais visible chute. L’action a baissé de 40 % en un an et sa part de marché n’était pas belle à voir en avril 2026. Du coup, non seulement on a ressorti l’essai gratuit du placard, mais dès le 3 août prochain, la plateforme diffusera des vidéos courtes des grands éditeurs numériques comme Rolling Stone ou Vanity Fair. Le but étant de taper sur le marché de YouTube pour de la consommation rapide. Bref, la culture du zapping.
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