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Cette société travaillait sur des taxis autonomes, elle s’est reconvertie dans les drones de combat !

Bloqué par les régulateurs civils, Archer Aviation n’a pas attendu et a présenté à Farnborough un aéronef de combat autonome. Quand le taxi volant patauge, on se rabat sur le marché de la défense.

Alors que son taxi volant Midnight patiente toujours dans les limbes réglementaires de l’aviation civile, Archer Aviation a choisi de dégainer un tout autre appareil au salon aéronautique de Farnborough, en Angleterre. La société fait en effet le pari de l’aéronef autonome à décollage et atterrissage vertical.

Archer Aviation, c’est une entreprise américaine spécialisée dans l’aérospatial fondée en 2018 à San Jose, en Californie. Fin 2022, la société s’est distinguée lors de la présentation du Midnight, un aéronef électrique à décollage et atterrissage vertical (VTOL), piloté et capable de transporter 4 passagers et un pilote. L’objectif affiché était alors de remplacer les longs trajets en voiture de 60 à 90 minutes par des vols rapides de 10 à 20 minutes maximum, silencieux, sans émission et qui ne seraient pas gênés par la circulation automobile.

Le problème, c’est que la société patauge depuis lors et enchaîne les vols d’essai et les demandes de certification auprès de l’administration américaine, qui tardent à venir. Pour se diversifier et atteindre plus rapidement le seuil de rentabilité, Archer s’est associé à la société de défense Anduril. Ensemble, les deux entreprises ont conçu le Thunder.

Système de vol semblable mais finalité différente

Le concept et surtout le mode de vol sont sensiblement les mêmes que pour le Midnight, sauf que la finalité est totalement différente. Il s’adresse en effet au marché de la défense et se présente comme un aéronef 100 % autonome destiné à assumer les missions les plus risquées du champ de bataille afin de limiter les risques pour l’humain. Il pourra ainsi effectuer de la reconnaissance, opérer des frappes ou encore faire du transport logistique en zone dangereuse.

“Les applications que nous pouvons apporter dans le domaine de la défense sont tout à fait impressionnantes et absolument nécessaires aux combattants”, se réjouit Adam Goldstein, PDG d’Archer Aviation. Contrairement au Midnight, le Thunder n’a pas besoin d’obtenir les certifications très exigeantes imposées par les autorités de l’aviation civile avant son déploiement.

Le Thunder fonctionnera au moyen d’une propulsion hybride électrique lui donnant un rayon d’action nettement supérieur à celui des eVTOL entièrement électriques. Son architecture combine les atouts d’un hélicoptère, ce qui permet de ne pas nécessiter de piste, avec la vitesse et l’autonomie d’un avion classique.

Un futur plus que prometteur

Mais les ambitions d’Archer ne se limitent pas à l’unique déploiement du Thunder, qui a malgré tout permis à la société de voir son action bondir de 20 % le lundi de la présentation de l’aéronef.

En effet, elle ambitionne toujours de commercialiser son Midnight à grande échelle, avec une échéance clé à atteindre : les Jeux Olympiques de Los Angeles de 2028. “Cela a toujours été un objectif ambitieux », a déclaré Adam Goldstein à CNBC. “C’est toujours un objectif ambitieux, mais nous allons bien sûr tout mettre en œuvre pour y parvenir.” Malgré un marché qui peine réellement à décoller en raison de la frilosité des différents gouvernements, Archer peut heureusement compter sur le programme pilote eVTOL lancé par l’administration Trump il y a peu. Celui-ci vise notamment à accélérer le déploiement de ces appareils, avec des essais menés dans 26 états américains.

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