Alors attention, ce qui suit va peut-être révéler des détails autour de Spider-Man : Brand New Day (notre critique), donc si vous n’avez pas vu le film, réussi à esquiver les 364 articles sur le sujet ainsi qu’une absence totale de réseaux sociaux, et que vous ne voulez toujours pas vous gâcher la surprise. Arrêtez-vous ici.
Cela fait bientôt un mois que le film de Destin Daniel Cretton est en salles et il continue de pulvériser le box-office mondial, ayant dépassé les deux milliards de dollars le week-end dernier. Cela confirme que Marvel tient le bon bout avec son Tisseur, là où les expérimentations de Sony autour de ses ennemis n’ont pas connu le résultat escompté (c’est un euphémisme) jusqu’à voir le studio abandonner son non-Spider-Verse. On rappelle, néanmoins, que l’argent de Brand New Day va dans les poches de Sony, Marvel Studios n’étant que l’exécutant dans l’affaire, pas d’amalgame.
Et si on vous parle de ça, c’est parce que Spider-Man : Brand New Day voit Peter Parker croiser la route d’une certaine télépathe capable de contrôler mentalement les individus. Une “antagoniste” de façade puisque l’on sait que le véritable ennemi reste le Damage Control. Néanmoins, la présence du personnage de Sadie Sink permet au long-métrage de faire le lien avec le prochain reboot de X-Men. Un projet qui n’en était pas un à l’origine.
Le Kraven de la discorde
Lors d’une interview, Chris McKenna, le coscénariste du film (avec Erik Sommers), a révélé que leur plan a changé au tout début de la phase d’écriture. En collaboration avec Marvel Studios, ils ont d’abord imaginé le concept de “la métamorphose” de Parker, qui a rencontré un grand enthousiasme. Puis, ils sont partis sur l’idée du contrôle mental. Pour l’instant, on est donc très proche du résultat final. Sauf que le méchant concerné n’avait pas encore d’identité et les deux scénaristes cherchaient un vilain qui n’avait pas encore été adapté à l’écran.
“Au tout début, on parlait de Die Hard 3 : Une journée en enfer. On se demandait si on ne pourrait pas simplement écrire une histoire sur Spider-Man qui se déroulerait dans les rues de New York, avec un poseur de bombes mystérieux ? Un méchant qui, en gros, s’amuserait aux dépens du personnage. On a alors cherché un antagoniste avec ce profil.”
Les deux hommes tombent d’accord sur un nom : Le Caméléon. De son vrai nom Dmitri Smerdiakov, c’est un ancien espion maître du déguisement, il peut imiter n’importe qui. C’est le tout premier super-vilain récurrent qu’affronte Spidey dans les comics. Mais puisque le coup des identités secrètes avait déjà été utilisé par les Skrulls (dans Secret Invasion), “on ne pouvait plus utiliser les masques”. “On a alors eu l’idée du contrôle mental : Le Caméléon pourrait manipuler les gens.” Un pouvoir que le personnage ne possède pas à l’origine, mais il n’est pas interdit de réinventer à la marge.
“Mais comme ils avaient déjà utilisé Le Caméléon dans Kraven, on s’est dit qu’on ne pouvait plus l’utiliser.” Voilà, puisqu’il s’agissait d’un personnage inédit à l’écran, la séquence finale de Kraven où le frangin montre son nouveau pouvoir et épouse sa nouvelle identité venait de changer Spider-Man : Brand New Day. Pour quelques secondes d’écran et une suite qu’on ne verra de toute façon jamais, Le Caméléon venait de mourir sous nos yeux. Tout comme Morbius, Venom, Carnage et Kraven ?
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