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Afin de séduire l’électorat gaming, Emmanuel Macron annonce la création d’un Festival International du jeu vidéo

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Alors que le ZEVENT 2026 vient de récolter 33 millions d’euros pour les associations, Emmanuel Macron surfe sur la tendance gaming en annonçant la création d’un Festival International du jeu vidéo.

Jeu vidéo et politique, une grande histoire d’amour. Que ce soit Donald Trump qui nous sort son Tetris anti-immigration ou les différents débats qui resurgissent aléatoirement sur la violence dans les jeux, la nécessité d’une carte d’identité pour accéder à certains titres, on sait que la classe dirigeante a souvent du mal à considérer le médium culturellement parlant. Mais puisque le ZEVENT 2026 vient de récolter 33 millions d’euros de dons pour les associations et que la majorité des streamers et des viewers parle couramment le langage vidéoludique, il est important de se souvenir que cette majorité aussi a le droit de vote.

Pardon, on fait un léger procès d’intention à notre cher président de la République qui vient de profiter d’un hasard du calendrier dès ce lundi pour annoncer la création d’un futur Festival International du jeu vidéo. Présent au premier Sommet Lumière, un rendez-vous des professionnels de l’industrie culturelle, Emmanuel Macron a évidemment beaucoup parlé cinéma, qu’il adore, moins de manga, qu’il adore quand même, mais, presque à la surprise générale, de jeu vidéo.

“Je considère très profondément que le jeu vidéo fait partie de notre culture et doit faire partie, d’ailleurs, de l’exception culturelle française, comme nous avons su le faire pour le cinéma et toutes les créations. Alors nous créerons un Festival International du jeu vidéo pensé dès l’origine comme un grand rendez-vous mondial de la création, de l’innovation, des joueurs et de l’industrie. Les grands succès mondiaux français de jeux vidéo rappellent cette fécondité, cette création, cette créativité, ce qui est aussi une industrie. Il nous faut davantage le mettre à l’honneur et réussir à emporter justement l’adhésion de tous.”

Vrai engagement ou manoeuvre ?

Rien n’est encore bien précis quant à la création de ce Festival, mais on se doute que l’idée est de partir sur des événements majeurs comme le Festival de Cannes pour le cinéma, Cannes encore pour le jeu de société, Annecy pour le film d’animation, Angoulême pour la bande dessinée et bien d’autres. À voir quelle ville pourrait accueillir un tel rendez-vous. Concernant les succès français, notre regard se porte évidemment sur les équipes d’Ubisoft ou de Sandfall. Quant à “emporter l’adhésion de tous”, il faut aussi se souvenir qu’en mai prochain, ce sont les élections présidentielles. Mais il dit qu’il ne voit pas le rapport.

Toujours est-il que malgré la récupération politique, on peut aussi se réjouir de voir un rendez-vous mondial du jeu vidéo planter sa tente en France, mais il ne faudrait pas que cela ne soit qu’un nouveau “salon” alors que chaque année, la Paris Games Week occupe déjà pas mal de place.

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