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Le ZEvent, c’est terminé : et maintenant, qu’est-ce qui nous attend ?

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ZeratoR n’organisera plus de ZEvent, la dixième édition étant la dernière. Que nous réserve la suite ?

C’est un clap de fin au goût doux-amer (bittersweet comme disent nos chers cousins anglais). Pendant dix ans, le ZEvent a réussi l’exploit de faire du livestream un gigantesque outil de solidarité. Après une dernière édition organisée du 4 au 6 septembre 2026 à Montpellier, le marathon caritatif créé par ZeratoR et Alexandre “Dach” Dachary a définitivement tiré sa révérence. Pour cette ultime édition, ce sont plus de 32,8 millions d’euros qui ont été récoltés au profit de 22 associations. Et si vous vous demandiez, cela porte le total accumulé depuis les débuts du projet à près de 91 millions d’euros.

Le ZEvent s’est surtout imposé comme l’un des plus importants événements caritatifs de France, au point de rivaliser avec des rendez-vous bien plus anciens et institutionnels. S’il se place derrière le Téléthon en matière de collecte annuelle, il est devant d’autres grandes opérations comme le Sidaction, les Pièces Jaunes ou encore les Enfoirés. Une performance d’autant plus remarquable que le ZEvent est né sur Twitch, porté par des créateurs de contenu et une communauté de spectateurs, loin des dispositifs traditionnels de la philanthropie.

Mais derrière les chiffres, le ZEvent laisse surtout un héritage. Né en 2016 avec le “Projet Avengers”, avant de devenir officiellement le ZEvent, le rendez-vous a progressivement transformé une pratique encore jeune en phénomène médiatique. Des dizaines puis des centaines de créateurs réunis pendant plusieurs jours, des défis absurdes, des concerts, des records de dons et surtout une communauté capable de transformer quelques euros donnés depuis son canapé en millions pour des associations. Le ZEvent a changé l’image que le grand public pouvait avoir des streamers.

Après 10 ans, pourquoi le ZEvent s’arrête-t-il ?

Le ZEvent n’a jamais aussi bien fonctionné et c’est justement ce qui rend la décision difficile à comprendre. L’évènement n’était pas en perte de vitesse puisque cette dernière édition a, une nouvelle fois, battu tous les records. Pourtant, ZeratoR explique vouloir arrêter au sommet plutôt que d’attendre que le ZEvent commence à lasser. Il expliquait alors :

On veut s’arrêter à l’apogée pour que les gens gardent un bon souvenir.

Il refuse notamment d’entrer dans une période où le public finirait par considérer une nouvelle édition comme “l’année de trop“. Et cela ne signifie pas que ZeratoR abandonne le caritatif. Au contraire, il voit cette fin comme une manière de laisser de la place à d’autres initiatives. Il l’a résumé assez clairement en disant : “On ne le voit pas comme un arrêt, on le voit comme de la place pour faire autre chose.” Pour l’instant, aucune nouvelle grande opération précise n’a été annoncée, mais la philosophie semble devoir continuer au-delà du ZEvent.

Le ZEvent a déjà créé sa propre relève

Le plus beau paradoxe de cette disparition est peut-être que le ZEvent ne laisse pas un vide total. Son modèle a déjà fait des petits au cours de ces dernières années. Certains évènements ont ainsi vu le jour, différents sur la forme, mais pas sur le fond. SpeeDons, organisé par MisterMV, et Stream for Humanity, créé par Aminematue, ont repris cette idée de mobiliser plusieurs créateurs autour d’une cause et de transformer leurs communautés en force de frappe caritative.

Ces événements ne remplaceront évidemment jamais exactement le ZEvent. Aucun ne possède encore la même ancienneté, la même puissance symbolique ou la capacité à réunir autant de personnalités. Mais ils prouvent que ZeratoR n’a pas seulement créé un événement, il a surtout popularisé une nouvelle manière de donner.

Maintenant qu’il n’est plus là, le ZEvent pourra sans doute transférer une partie de son public et de ses donateurs aux évènements subsidiaires. Rien ne garantit qu’un tel phénomène pourra être recréé, mais rien ne l’empêche non plus.

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