Dossier

Pourquoi DC devrait opérer un retour en force en 2020

Cinéma

Par Julie Hay le

Avec Joker, DC semble sur de bons rails. Si le film est en marge de l’univers, il pourrait ouvrir des nouvelles perspectives pour l’avenir du DCEU. Après des débuts compliqués, l’univers est-il en train de trouver sa ligne conductrice ?

crédits : Journal du Geek

DC a jusqu’à présent eu bien du mal à suivre la voie tracée par Marvel et son univers connecté.  L’aventure démarre sous la direction de Zack Snyder avec un long-métrage sur Superman : Man of Steel. Le film, avec Henry Cavill, n’a pas le succès escompté et ne rapporte que 668 millions de dollars au box-office. Le reste de l’univers ne fait pas mieux avec seulement 872 millions pour Batman VS Superman. Après quatre films, DC lance son équipe de super-héros : la Justice League . Encore une fois c’est l’hécatombe, le long-métrage de Snyder ne rapportera que 657,9 millions, là où Marvel récoltait pas moins de 1,5 milliards avec le premier Avengers. L’univers connaît quand même quelques petits succès, avec Wonder Woman et Aquaman. Ce dernier détrône The Dark Knight Rises, grâce à son succès en Asie surtout. Mais Joker a relancé la machine. Si le film s’est fait en marge de l’univers, il apparaît comme le chef d’œuvre des studios. Warner et DC semblent avoir pris une nouvelle direction et c’est tant mieux.

Prendre le temps de l’introduction

Pour relancer la machine, DC semble avoir cette fois-ci misé sur des personnages populaires. Après le succès de Wonder Woman, les studios portent une nouvelle fois l’héroïne sur grand écran. Premier film de super-héroïne, après les catastrophiques Catwoman et Elektra, l’opus s’imposait comme un renouveau pour le genre et ouvrait une nouvelle porte pour DC. Les amateurs des comics ou des dessins animée Justice League, plébiscitent cette origine story, sous la direction de Pathy Jenkins. Pour le deuxième opus, DC joue la carte de la nostalgie et choisi les années 80 comme théâtre de l’action. Un choix qui a du sens après le succès de Stranger Things ou encore de Ready Player One.

Second personnage à envahir nos écrans cette année, Harley Quinn aura le droit à son long-métrage solo. Après une introduction laborieuse dans Suicide Squad, la petite amie du Joker s’offre de nouvelles aventures, toujours avec Margot Robbie au casting. Seul personnage intéressant du film de David Ayer, Harley Quinn pourrait être la bonne surprise de cette année. Les premières images sont prometteuses et semblent en marge de ce qu’à fait David Ayer. L’univers coloré, le méchant incarné par Ewan McGregor et l’interprétation de Margot Robbie pourrait relancer la machine et inscrire DC au panthéon des films du genre.

crédits : Journal du Geek

Enfin, DC compte introduire le chevalier noir comme il se doit, et fait appel à Matt Reeves pour le premier film solo de Batman. Après la saga de Nolan et les films de Burton, le réalisateur a la lourde tâche d’offrir une nouvelle vie à Bruce Wayne sur grand-écran. Pour interpréter le personnage, Warner débauche Robert Pattinson. L’acteur passé par Twilight s’est récemment illustré dans le cinéma indépendant et semble avoir les épaules pour porter le projet. Si Ben Affleck n’était pas mauvais dans le costume, Pattinson pourrait lui apporter une nouvelle dimension. Il est essentiel pour DC et Warner de réussir cette introduction et de faire du chevalier noir la figure de proue de l’univers.

Des réalisateurs de haute voltige

À l’instar de Marvel, DC peut compter sur des réalisateurs de talent pour porter son univers. Zack Snyder ne reviendra vraisemblablement pas pour un autre film et Warner pioche dans le cinéma indépendant pour réaliser ses long-métrages. Ainsi, c’est Cathy Yan qui mettra Harley Quinn en scène dans Birds of Prey. La cinéaste sino-américaine avait fait une entrée dans le 7e art avec Dead Pigs, film présenté à Sundance en 2018. Les studios peuvent aussi se targuer d’avoir débauché l’un des meilleurs éléments de Marvel, James Gunn. Dès que le réalisateur a été évincé des Gardiens 3, DC s’est chargé de le rattrapé en vol en lui proposant Suicide Squad 2. Suicide Squad premier du nom apparaissait comme un fac-similé des Gardiens de la Galaxie. Cette fois-ci DC fait appel à son réalisateur pour livrer le deuxième opus. Les studios font table rase et décident de repenser intégralement l’équipe de super-vilains.

Crédits : Journal du geek

Le sourire du Joker

En plus d’avoir apporté un vent de fraîcheur à la franchise, Joker aura permis de repenser l’univers. Si la recette du succès pour Marvel est dans une construction proche de la série, DC pourrait sortir son épingle du jeu en pensant sa narration comme une anthologie. À trop vouloir raccrocher les wagons, DC s’était un peu perdu. Penser ses films comme des œuvres uniques pourrait bien être la solution. Pour s’affirmer face à Disney, Warner va devoir assumer sa différence et s’intéresser aux personnages et aux histoires, plutôt qu’à la grande saga qu’ils veulent construire. En s’affranchissant du format imposé par la maison de Kevin Feige, DC deviendra certainement un concurrent de taille.

La force de DC est aussi dans sa volonté de produire un contenu moins lisse et édulcoré que son homologue Marvel. Les studios d’Iron Man risquent de lasser avec leurs blockbusters et un calendrier très chargé. DC pourrait être une belle alternative pour les amateurs du genre. Les studios devront patienter le temps d’installer un bon univers, avant de nous offrir une réunion comme Justice League DC est sur le bon chemin, ne reste qu’à transformer l’essai.

Joker Anthologie
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Joker Anthologie
  • 368 Pages - 03/20/2014 (Publication Date) - Urban Comics (Publisher)