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[Dossier] Les 18 séries animées japonaises qui ont leur place dans la postérité

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Les classiques d’animation japonaise ont aujourd’hui un large public, certes au Japon, mais aussi en Europe. En France, ce phénomène nous a touché dans les années 80 grâce notamment, à des émissions comme le Club Dorothée. Maintenant, il regroupe une communauté de plusieurs centaines de milliers de personnes, rien que dans notre petit pays.

Voici une sélection d’animes considérés comme cultes, classés selon trois catégories : ceux qui nous ont fait découvrir le genre, ceux qui ne savent pas s’arrêter et ceux qu’il ne vaut mieux pas montrer aux plus jeunes.

[nextpage title= »Celles qui ont fait (re)découvrir l’animation japonaise à beaucoup de gens »]
Cat’s Eye

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C’est signé Cat’s Eye sur la télévision depuis 1983. Qui ne se souvient pas du fameux générique de cet anime où enfin, des femmes protagonistes charismatiques sont mises en scène sans trop de clichés (bon, un peu quand même, c’est les années 80). Encore aujourd’hui, on rencontre des grands nostalgiques de cette série animée qui leur a fait découvrir le genre.

Saint Seiya

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Les chevaliers du Zodiaque sont ont mené leur premier combat à la télévision au Japon en 1986. Depuis, la franchise (un manga à l’origine) a engendré de nombreux jeux, des spin-off et des films. Ce dessin animé a fait rêver beaucoup d’enfants à l’époque. Pour ses adaptations plus modernes, c’est selon les goûts.

Sailor Moon

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Une fille pas comme les autres peut-être, mais qui s’est fait connaître et remarquer pour son côté très neuneu et ses transformations qui ont autant plu aux gosses qu’elles ont fait jaser les parents dès 1992. L’adaptation en série live-action japonaise a été… eh… passons. Le dernier anime en date, même s’il divise les fans, prouve bien qu’une passion (et une envie des studios de s’en mettre plein les fouilles) existe encore bel et bien pour cette franchise et ses personnages.

City Hunter

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Une ombre file dans la nuit, ce sont les doubleurs assassins de la VF qui s’enfuient. City Hunter, plus connue sous le nom de Nicky Larson chez nous, est à la base un manga comme une série, plus pour les adultes que pour les enfants. La VF change cependant tous les dialogues, les rendant plus cartoonesques et enfantins. La série Ken le survivant, même si elle ne sera pas citée ici, a subi un traitement similaire. À l’époque, peu de gens sont au courant de ce changement de ton, et ça n’a pas empêché le succès de la série (ça y a même carrément contribué) ni son intégration dans la postérité.

Cobra

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Le charmeur, le pirate, le (anti)héros Cobra est l’un des personnages les plus populaires des séries animées des années 80. Sorti en 1985 en France, l’anime introduit ce personnage irrésistible dont le design a été inspiré de notre Belmondo national. La série plus moderne Cobra the Animation de 2010 a d’ailleurs été très bien accueillie et maintenant, un film live-action est en cours de production (s’il parvient un jour à sortir des limbes du développement). D’ailleurs, j’en profite pour citer tous les mangas et animes partageant un univers similaire : Albator et Galaxy Express 999, qui mériteraient aussi leur place dans cette liste. Disons qu’on les compte tous en un.

Fullmetal Alchemist

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Il est plus récent, mais mérite amplement d’être mentionné. Le manga de Hiromu Arakawa a été décliné en deux séries animées : celle de 2003, qui s’éloigne de l’histoire originale et celle de 2009 (Brotherhood) qui reprend l’intrigue du manga.

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Les deux séries sont cultes. La première, quoiqu’on pense du scénario, a néanmoins (ré)introduit bon nombre de personnes dans l’univers des animes et mangas. Dans plusieurs sondages, ces animes sont classés parmi les meilleurs au monde.

[nextpage title= »Celles qui ne savent pas s’arrêter (pour le meilleur ou pour le pire) »]
Dragon Ball (Z, GT, Super…)

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A-t-on vraiment besoin de présenter cet univers ? Tout d’abord, il a été question de le mettre dans la première catégorie. Il y mériterait presque la première place. La controverse autour de la nouvelle série Dragon Ball Super et l’échec qu’a été Dragon Ball GT nous a cependant fait trancher.

Dragon Ball est LE shônen par excellence (manga où les personnages ne cessent de devenir plus forts et de rencontrer des adversaires toujours plus balèzes… à l’infini). Quoi qu’on pense des suites de “Z”, la franchise entre, grâce (ou à cause) à ça, dans la catégorie de celles qui ne savent plus s’arrêter. Eh non, nous ne parlerons pas du film Evolution… sauf peut-être pour rigoler un coup.

Pokémon

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Un voyage d’apprentissage, ça demande du courage. Vingt ans après la création de la franchise, les créateurs de la série n’ont toujours pas appris que plus n’est pas forcément égal à mieux. Après, ce n’est qu’un point de vue : la franchise a toujours autant de succès après tout. Et puis, vu le nombre d’espèces vivantes, voire même d’éléments et de matériaux sur Terre, le studio OLM a encore de la marge au niveau des “animaux” à créer.

Sans parler du fait que, plus la série avance, plus la qualité du dessin et de l’animation s’améliore. Aujourd’hui, si on met de côté le scénario, c’est un très bel anime. Pokémon est en tout cas l’exemple typique d’une série qui a la capacité de durer éternellement, ou du moins, tant qu’elle rapportera à son studio.

Yu-Gi-Oh

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Là, on passe vraiment dans la catégorie des filons épuisés, qui pour faire durer la série, tombent dans le n’importe quoi. Des motos qui accélèrent pour augmenter la puissance des cartes en 2011 et aujourd’hui, un appareil qui crée littéralement la vie et qui fait apparaître les monstres dans la réalité (du scénario)… sérieusement ? Bref, voilà une série certes célèbre, qu’on apprécie ou non, mais qui devrait peut-être penser à s’arrêter.

Bleach

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Certains disent que la série va trop loin, d’autres sont toujours aussi fans. La plupart s’accorde néanmoins sur ce fait : cette série d’animation commence fort, en proposant plusieurs arcs scénaristique très prenants (si on ignore les chapitres fillers, de remplissage). La série a subi une interruption en 2012. Mais avec la fin du manga qui approche à grand pas, les fans ont bon espoir de voir l’anime se terminer une bonne fois pour toute après plus de 8 ans de bonnes et loyales diffusions.

One Piece

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Sans doute l’un des shônen les plus célèbres et les plus populaires, encore à ce jour. Celui-ci a commencé à être diffusé en 1999, et il est encore diffusé. Ça va donc faire 18 saisons (la dix-neuvième sortira prochainement), 17 ans de succès, et le manga que suit la série animée n’est même pas encore terminé. Ce n’est pas encore le niveau de durabilité de Pokémon, mais vu que ce titre ne découle pas d’un jeu vidéo populaire, c’est déjà un très bel exploit. Un modèle plutôt impressionnant de réussite, qui n’a pas fini de générer des fans.

Naruto et Naruto Shippuden

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Le manga original est terminé. Ce n’est pas le cas de la série animée. De plus, des spin-off ont déjà été lancés. L’accueil de cette série est néanmoins mitigé. L’intrigue donne l’impression de se perdre en futilités, notamment avec des fillers plus qu’inutiles. Mais souvent, la série (qui suit le manga original) semble rebondir pour relancer son intrigue de plus belle.

[nextpage title= »Celles qui prouvent que les séries animées, ça n’est pas que pour les gosses »]
Neon Genesis Evangelion

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Il est sympathique mais sombre. Les personnages peuvent être considérés comme simplistes mais ils sont beaucoup plus subtils qu’il n’y parait. On peut facilement s’identifier à eux. Sans parler du fait que loin de nous donner toutes les réponses de ses réflexions sur un plateau, cet anime empreint de métaphores philosophiques et religieuses, a laissé bon nombre de ses fans sur les fesses, la tête pleine de questions. Toutes les scènes ne sont pas pour les enfants, et ces derniers ne comprendront de toute façon pas les problématiques soulevées dans la série. C’est un anime qui est resté culte depuis sa diffusion en 1995. Sans parler des films d’animation plus récents qui revisitent l’histoire avec une qualité d’image ainsi que des effets améliorés.

Death Note

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Inutile de présenter celui-ci. La célèbre série animée tirée du manga original de Tsugumi Ohba, a fait un carton en France. Son anti-héros, ses antagonistes, les morts à répétition et le raisonnement des personnages… tout ça ne saurait être suivi par des enfants. Alors mettez vos marmots devant leur dessin animé favori et rendez-vous devant une série-thriller surnaturelle qui n’a rien a envier aux grandes productions occidentales. D’ailleurs, Warner Bros semble décidée à piquer la vedette aux Japonais sur ce terrain.

GTO

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Il est vulgaire, violent, un brin pervers et a sa propre vision de l’éducation. Ce protagoniste n’est pas tout à fait un exemple de bonne conduite recommandé par l’éducation nationale. Le personnage d’Onizuka est un jeune délinquant au grand coeur qui se retrouve propulsé en tant que prof, dans une classe d’élèves troublés qui vont lui en faire voir de toutes les couleurs. Un anime drôle, rythmé et qui dispose de sa propre morale. Un exemple duquel Najat Vallaud-Belkacem pourrait s’inspirer (ou pas).

Code Geass

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Comme sorti de nulle-part, Code Geass s’est trouvé mine de rien une place parmi les grands animes de ce monde. Bien que certains passages puissent être parfois considérés comme enfantins, il n’en est pas moins que la complexité de certains personnages, le fan-service un peu salace, la violence (même si modérée comparée à d’autres), les thèmes philosophiques et religieux, les intrigues politiques et la mise en valeur de la révolution contre le système, en font un anime déconseillé à vos enfants (mais un anime à voir).

Cowboy Bebop

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Cette série est un space-western avec un poil de cyberpunk, tout en y ajoutant bien sûr une touche nippone. Le résultat est une excellente série aux personnages aussi bien capables d’être sérieux que flemmards, aussi bouleversés qu’amusés/amusants, aussi froids et impitoyables par moments que compatissants à d’autres… bref, des humains. Bercés de thèmes et de dialogues adultes, les grands trouveront dans cette excellente série un plus grand plaisir que les tout petits.

Ghost in the Shell : Stand Alone Complex

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Finissons en beauté. Philosophie, politique et spirituel sont omniprésents dans cette série animée (inspirée du manga original de Masamune Shirow) qui est devenue très célèbre en occident. En France, elle est diffusée à partir de 2002 et termine sa seconde saison sur nos télévisions en 2005. Depuis, cet anime est devenu culte. C’est d’ailleurs un autre titre que Hollywood désire exploiter.

Si son intrigue, les reflexions qu’elle soulève et ses personnages sont la raison de son succès, son ambiance pesante et la violence montrée à l’écran, viennent quant à eux compléter le tableau complexe du monde futuriste et impitoyable dépeint dans cet anime. Excellente série donc, mais évitez de la montrer à vos enfants : la classification PEGI la recommande pour les 16 ans et plus.